Rhinocéros

par

Une dénonciation des comportements humains

Les rhinocéros fonctionnentcomme un symbole de la nature sauvage inhérente à l’homme. Cette idée crucialed’Ionesco se développe dans la pièce petit à petit : le premier rhinocérosne cause pas de problèmes, le second écrase un chat, et tous ceux qui suivent détruisentdes structures, des bâtiments, etc. Pis encore, le rhinocéros Jean attaquedirectement son meilleur ami Bérenger.

« BERENGER : Regardez-moi ! Vous ne semblez plus mevoir ! Vous ne semblez plus m’entendre !

JEAN : Je vous entends très bien ! Je vous vois très bien !

(Il fonce vers Bérenger tête baissée. Celui-ci s’écarte).

BERENGER : Attention !

JEAN, soufflant bruyamment : Pardon ! »

Ainsi, les rhinocéros représententsimultanément la tyrannie fasciste et l’absurdité d’un univers qui promouvraitde telles métamorphoses. Ces idées convergent vers une seule question :comment les êtres humains pourraient-ils être sauvages au point de permettre labarbarie nazie après la Deuxième Guerre mondiale ?

Ionesco présente cette épidémiede métamorphoses comme une idée néfaste qui pourrait contaminer et infecter entièrementl’esprit humain. Toujours est-il qu’à la fin de la pièce, les rhinocérosdeviennent plus beaux et les êtres humains plus laids physiquement. Néanmoins,les rhinocéros semblent beaux à cause de leur brutalité et leur pouvoir (ce quiexcite d’ailleurs Daisy), mais Bérenger démontrera que la vraie beauté demeuredans la force morale. 

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