Vingt mille lieues sous les mers

par

Homme et nature

Naturaliste, Pierre Aronnax ne pouvait qu’attraper la « fièvre de découverte » qui sévit pour tout curieux à bord du Nautilus. Mais son amour de la nature semble plus scientifique qu’esthétique, tout comme celle de Conseil, qui ne connaît qu’une classification écrite, sans la moindre compréhension de sa réalité. À ceux-là, s’ajoute Ned Land, qui apprécie ce qu’offre la nature à un niveau plus primaire : exercice, chasse, biens négociables et bonne nourriture. Au-dessus d’eux il y a le capitaine Nemo, qui réunit leurs expériences en y rajoutant l’esthétisme.

Leurs diverses expériences des perles permettent peut-être le mieux de révéler les contrastes entre les personnages. Aronnax est capable de longuement disserter à leur sujet ; Conseil lui classe les types d’huîtres ; tandis que Land en ramasse pendant leur promenade, y voyant leur utilité financière au cas où ils réussiraient à s’échapper. Le capitaine Nemo en sait tout ce qu’il faut et les utilise pour renflouer ses finances, mais il en crée aussi, si on doit croire à la supposition d’Aronnax. Même si cette supposition est fausse, il est évident que Nemo regarde différemment du scientifique la perle immense qu’il leur montre. Aronnax désire uniquement mesurer les dimensions de cette perle et en tout savoir ; Nemo lui, plus contemplatif, désire la laisser mûrir et s’embellir. Land, sans doute, la vendrait tout...

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Dissertation à propos de Vingt mille lieues sous les mers