Vingt mille lieues sous les mers

par

L’homme et la liberté

Tout comme existent d’immenses contradictions dans la personnalité du Capitaine Nemo, ses actions en recèlent aux yeux de ses passagers. Car Aronnax, Land et Conseil sont prisonniers, mais des prisonniers avec une liberté quasi totale à bord. Cela vaut surtout pour Aronnax, qui en homme d’une plus haute classe que les deux autres est traité avec plus d’égards qu’eux. Sa liberté d’exploration lui offre des possibilités qu’il n’aurait jamais pu imaginer avant sa rencontre avec le capitaine et le Nautilus, ce qui explique en partie pourquoi il se retrouve à sympathiser avec Nemo, et se montre d'abord réfractaire aux projets de fuite de Ned Land.

Land, lui, ne peut que croupir dans ce milieu confiné. Il a besoin d’air frais, et rester enfermé en tout temps le rend malheureux. De plus, le capitaine lui interdit les plaisirs de la chasse. Mais surtout, Land ne peut s’accommoder de la perte de son droit de choisir, de sa liberté de décider de rester où non. C’est une perte qu’Aronnax subit moins, distrait qu’il est par les merveilles sous-marines. Conseil, en bon domestique qui s’est plus ou moins lui-même privé de sa liberté, ne souffre pas beaucoup plus.

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