Voyages de Scarmentado

par

L’Italie

L’Italie (Rome) est le premier pays où notre héros se rend. Comme il le raconte lui-même, à son arrivée à Rome il espérait découvrir toutes les vérités sociales qui lui avaient longtemps été cachées, car pour lui Rome était non seulement une ville de connaissances, mais aussi une ville de valeurs morales. Mais là, il tombe de haut. Les enseignements qu’il reçoit de « Monsignor Profondo », un savant philosophe et élite dans son domaine ; ne lui servent pas à grand-chose, car les connaissances qu’il tire de lui sont abstraites ; et Scarmentado évite de justesse ce supplice : « Il voulut m'apprendre les catégories d'Aristote… je l'échappai belle ». Ceci nous rappellerait également la notion de « préjugés » de Voltaire dans Jeannot et Colin, où l’auteur pense que plusieurs des disciplines académiques qui sont apprises et enseignées aux élèves sont inutiles et remplissent inutilement l’esprit. Voltaire revisite cette même notion plus tard dans L’Ingénu, où il démontre que son héros, le Huron, est bien plus intelligent et a meilleure mémoire que la population moyenne de Basse-Bretagne, car il n’avait pas eu son cerveau bourré des connaissances inutiles dès le bas-âge.

En Italie, Scarmentado semble également dénoncer la prostitution. Il le fait en la personne de la Signora Olimpia, qui apparemment «vendait beaucoup de choses qu'on ne doit point vendre ». En plus de cela, il met en évidence les amours interdits dans le monde religieux. Scarmentado fait mention de la Signora Fatelo qui était courtisée par deux hommes d’Eglise, sans honte. Une fois de plus,...

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Dissertation à propos de Voyages de Scarmentado