Caligula

par

Acte IV

Scipion et Cherea discutent ; il s’avère que Scipionne veut plus être de la conspiration. Comprenant Caligula, il ne peut plusparticiper à son meurtre. Cherea refuse d’essayer de comprendre le jeune homme.

Des gardes poussent les patriciens sur scène :convaincus que la conspiration est découverte, ils se mettent à trembler, ets’attendent à être torturés. Caligula effectue une danse grotesque derrière unrideau. Caesonia leur demande leur avis et ils s’empressent de dire que ladanse est belle. Hélicon demande l’avis de Cherea, qui note que d’un certainpoint de vue la danse était certainement de l’art. Hélicon rappelle à Chereaqu’il a été esclave et qu’il connaît toute la méchanceté cachée des nobles, etrévèle que c’est pour avoir sa revanche sur eux qu’il sert si bien Caligula.

On annonce que Caligula est malade et mourant : selaissant prendre au jeu, les patriciens jurent qu’ils offriraient n’importequoi pour le guérir. En parfaite santé, Caligula rentre sur scène et accepteleurs offrandes, envoyant à la mort celui qui a juré qu’il mourrait pour rendrela santé à l’empereur. Cherea, cependant, ne se laisse pas prendre au jeu.

Caesonia note que Caligula ne dort que deux heures parnuit, elle évoque ses pensées et assure qu’il a trop d’âme. Elle annonceensuite qu’il y aura un grand concours de poésie. On ordonne à une douzaine depoètes de créer un poème sur le thème de la mort en une minute. L’un aprèsl’autre, ils entonnent des clichés sur le sujet et Caligula les arrête avantqu’ils ne finissent le premier vers. Seul Scipion, sans tablette, récite desmots que Caligula accepte et comprend ; il parle de la mort comme d’un bonheur.

Caligula veut rester seul, alors que Cherea déclare à unpatricien que le temps est venu. Scipion dit adieu à l’empereur, comprenant queCaligula a choisi de mourir. Caesonia essaie de le convaincre d’abandonner satyrannie pour un moment, mais Caligula n’y consent pas. Elle ne veut pas accepterqu’il soit tué ; elle doit déjà faire face au fait qu’elle l’aime et qu’ilest un meurtrier. Il explique son incapacité à vivre un véritable amour, celuioù il s’agit de vieillir avec l’être aimé. Lentement il étrangle Caesonia, leseul témoin de sa faiblesse, pour atteindre enfin la solitude complète. Seregardant dans le miroir, il rugit contre ce constat : malgré tout cequ’il a fait pour trouver la liberté, il ne s’est jamais évadé de lui-même. Réalisantque sa liberté n’était pas la bonne, il éclate de rire lorsqu’entrent lesconspirateurs ; et alors qu’ils le poignardent, dans « un dernierhoquet », il hurle : « Je suis encore vivant ».

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