Cannibale

par

Badimoin

Il est le meilleur ami du narrateur et le cousin de la fiancée de ce dernier, Minoé. Il est loyal, accompagne son ami dans toutes les circonstances, malgré la peur qui l'étreint souvent : il a transporté avec lui nombre de croyances, voire de traumatismes, qui le poussent à aller puiser dans ses réserves de courage. Il est, par exemple, habité par une peur viscérale du métro. En effet, cette grotte grondante parcourue de trains au souffle fort qui crachent des étincelles lui rappelle un événement tragique : la disparition de villageois lors d'un cyclone, écrasés dans une caverne à la suite d'un éboulement.

Le lecteur aurait tort d'en conclure que les mérites de Badimoin sont moindres que ceux de Gocéné, au contraire. En premier lieu, sa réaction quand il est confronté au métro est réaliste, et peut s'identifier à de la claustrophobie. Ensuite, il faut un grand courage pour vaincre une grande peur, et Badimoin, aidé de Gocéné, vainc toujours sa peur. Ce courage le mène à la mort : alors que les deux hommes sont poursuivis par des policiers, il est abattu d'une balle dans le dos, alors qu'il n'était nullement menaçant. Il est une victime innocente du drame. 

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Dissertation à propos de Cannibale