Derniers poèmes d'amour

par

La glorification du passé amoureux

Comme souvent chez Eluard, il écrivait pour faire son deuil, pour exprimer son amour du passé, glorifier ce sentiment et les femmes qu'il a aimées, et ici encore il écrit pour parler de ses relations avec elles.

Au delà de l'évocation de l'amour, c'est tout un monde qu'Eluard voulait rappeler et dont finalement il brosse le tableau. Cette partie du poème, est écrite au passé, au temps de l'imparfait pour mieux rendre compte de l'aspect duratif de l'action, et de la langueur de ces journées qu'il décrit comme passées au lit, à s'aimer, à parler, à faire l'amour, simplement : « L’après-midi nous attendions l’orage / Il éclatait lorsque la nuit tombait », en passant de l'après midi au soir, puis à la nuit : « Nous allumions par habitude un feu / La nuit tournait autour de sa prunelle / Et nous disions je t’aime pour y voir. », en glorifiant toujours l'amour par ce « je t'aime », pour leur permettre d'y voir la nuit, l'amour étant leur lumière dans l'obscurité.

Le poète se souvient de son passé, et des époques de quiétude, de plénitude : « Le temps comblé la langue au tiers parfum / Se retenait au bord de chaque bouche / Comme un mourant au bord de son salut » ; par le mot « comblé » et en citant de nombreux sens comme le goût, l'odorat et plus globalement le toucher entre les corps il évoque la vie, bien qu'il rappelle aussi avec « comme un mourant » que tout ceci fait partie d'un passé qui a disparu à jamais. Il exprime également la lassitude et la fin de cette perfection :...

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