Derniers poèmes d'amour

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La sensualité amoureuse

Ce poème, ode à l'amour, ode à la femme, ode au sexe est plein de références à la sensualité et au corps de la femme et au lit dans lequel semble se dérouler « l'action » du poème. Cela commence par l'évocation simple du corps : « Dans le lit plein ton corps se simplifie, / Sexe liquide univers de liqueur », dans une description d'une journée passée au lit.

Il décrit ce corps qu'il parcourt des yeux de la tête aux pieds avec l'anaphore de « grappe », comme pour rassembler les éléments qu'il voit, liant sa vision au sang, à la chaleur : « Entiers complets de la nuque aux talons / Grappe sans peau grappe-mère en travail / Grappe servile et luisante de sang / Entre les seins les cuisses et les fesses ». Il évoque l'amour, le sexe, sa vision du nu, et exprime là sa manière d'appréhender la vie, ces choses qui lui permettent de se sentir vivant, bien loin de la mort : « Lèvre étendue à l'horizon du lit / Sans une éponge pour happer la nuit / Et sans sommeil pour imiter la mort. », le lit ne leur servant ici nullement à dormir, mais à se sentir vivant l'un avec l'autre.

On sent aussi à travers l'adverbe « puisque » du titre et le verbe impersonnel « falloir » ce qu'il répugne à faire mais à quoi il se résigne malgré tout: « Frapper la femme monstre de sagesse / Captiver l’homme à force de patience / Doucer la femme pour éteindre l’homme » ; tout ceci semble contre nature et contre sa...

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