Frankenstein

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Résumé

Au XVIIIe siècle, Robert Walton, jeune Anglais autodidacte, s’engage à essayer de trouver le pôle nord. Quittant le Nord de la Russie dans un navire qu’il commande, il est stupéfié de rencontrer un homme sur un traîneau, à demi-mort, qui au lieu d’être soulagé d’avoir été secouru, refuse de monter à bord avant de savoir que Walton a l’intention de continuer plus au nord. Walton se prend d’amitié pour l’homme, qui se nomme Victor Frankenstein. Gravement malade, exténué par son voyage, sous l’emprise d’un passé terrible mais voyant chez Walton un esprit similaire au sien, Frankenstein choisit de lui raconter son histoire.

Élevé en Suisse dans une famille heureuse, auprès notamment de sa cousine orpheline Elizabeth, Frankenstein était avide de connaissances. Il découvre tôt les œuvres d’anciens philosophes et magiciens comme Agrippa et Paracelse, sans se rendre compte que leurs théories ont été depuis supplantées. Envoyé à l’université d’Ingolstadt, il découvre son erreur et se lance dans l’étude de la chimie, faisant preuve d’une intelligence supérieure qui fait de lui la merveille de l’université et la gloire de ses professeurs. Il se lance dans une exploration de la définition de la vie et un soir découvre comme par miracle un procédé qui lui permet de redonner vie à de la matière morte.

Obsédé à l’idée qu’il pourrait créer une nouvelle forme de vie, possiblement supérieure, il s’isole de tous et se met à travailler à ce projet, construisant un nouveau corps à partir de cadavres. Il le crée gigantesque. Finalement, Frankenstein procède à son opération et le nouvel être prend vie. Toutefois, de le voir se transformer horrifie le savant, qui ne réalise qu’à ce moment-là que son homme-cadavre est monstrueusement laid. Il abandonne sa créature. Effondré dans son lit, il voit avec horreur le Monstre se pencher au-dessus de lui mais quand il se réveille plus tard il n’en trouve plus nulle trace.

Il tombe malade d’une fièvre cérébrale. Soigné par son grand ami d’enfance Henry Clerval, il découvre qu’il ne peut plus supporter d’entendre parler de la chimie. Il s’apprête, après une longue convalescence, à retourner chez lui, surtout pour retrouver Elizabeth, mais une lettre de son père lui apprend la terrible nouvelle que son petit frère William est mort étranglé. Retournant en trombe à Genève, il entrevoit le Monstre près de chez lui et il est convaincu d’avoir découvert le coupable. Mais une servante, Justine, a été accusée du crime ; un collier qu’avait William sur lui a en effet été retrouvé dans sa poche. Malgré l’insistance d’Elizabeth, certaine de l’innocence de la jeune fille, elle sera pendue. Victor connaît l’auteur de la mort de William mais ne peut révéler le véritable coupable, sachant qu’on le jugerait simplement fou.

Essayant de se changer les idées, il se met à l’alpinisme. Un jour, sur les hauteurs près du mont Blanc, il se retrouve face à face avec le Monstre, qui insiste pour que son créateur l’entende parler. Victor refuse mais la force du Monstre est trop grande pour qu’il résiste. Le Monstre lui conte alors son histoire.

Après sa création, le Monstre a évolué dans la noirceur, sans pouvoir vraiment voir, et s’est retrouvé dans la forêt près d’Ingolstadt. Il y découvre le soleil et l’eau, puis le feu, grâce à un feu de camp laissé par des voyageurs. Essayant d’entrer dans un village, il se fait harceler et battre par les habitants. Il trouve refuge dans un taudis à côté d’une petite masure où habite misérablement une famille, composée d’un vieil aveugle et de ses deux enfants. En les espionnant, le Monstre a appris le concept et l’utilisation de la parole, puis de la lecture. Il trouve dans sa poche un journal qu’il emporté avec lui au moment de sa création : le journal intime de Frankenstein, détaillant toutes les manœuvres de sa création.

Il espère qu’en se découvrant lentement à cette famille, il pourra avoir meilleure fortune à les rencontrer qu’il n’en a eu avec les autres hommes ; en attendant, le Monstre les aide sans se faire connaître. Un jour, il entre parler au vieillard en l’absence de ses enfants. Ceux-ci à leur retour le chassent. La famille décampe au plus vite et le Monstre ressent la violence pour la première fois. Il met le feu à leur maison, jurant vengeance sur toute la race humaine. Il décide alors de se rendre à Genève pour confronter son créateur.

En route, il sauve une jeune fille de la noyade mais le compagnon de celle-ci fait feu sur lui. Arrivé en Suisse, essayant encore de trouver un peu d’amitié, il décide de se présenter à un enfant, espérant que l’innocence de celui-ci préviendra sa peur ; mais le garçon se montre tout aussi horrifié que ses autres rencontres, et menace le Monstre. Réalisant qu’il tient là le frère de son créateur, le Monstre étrangle le garçon. Il prend le collier qu’il trouve sur le cadavre, et trouvant Justine endormie dans une grange le glisse alors dans sa poche, afin qu’on la croie coupable. Bien content d’avoir commencé à prendre sa vengeance sur celui qui est responsable de toutes ses souffrances, le Monstre est ensuite déterminé à parler à Victor. Il lui fait maintenant une demande : que Victor lui crée une compagne, une femelle, pour qu’il ne soit plus seul.

Victor est horrifié et refuse mais le Monstre lui promet d’aller vivre avec sa compagne bien loin des êtres humains. Touché malgré lui par la solitude du Monstre et réalisant qu’il y a de la justice dans ses requêtes, il accepte.

Revenant chez lui, sa déprime est évidente, mais il ne peut en révéler la cause. Son père le presse de se marier avec Elizabeth, comme cela est prévu de longue date, mais Victor refuse de le faire avant d’en avoir fini avec le Monstre. Prétextant un désir de voyager avant de se ranger, il décide de se rendre en Angleterre, où il doit consulter certains savants avant de pouvoir recommencer son travail de créateur. Accompagné de Clerval, il entreprend un long tour d’Angleterre, n’y prenant que peu plaisir, puis, laissant Clerval continuer d’explorer seul, il loue un bâtiment sur une île désolée dans le Nord de l’Écosse pour y entreprendre son œuvre.

Il n’y prend aucun goût, il est horrifié par ce qu’il fait. Il se demande si la femelle acceptera les propositions qu’a faites le Monstre avant même sa création. Il se demande si elle ne sera pas aussi meurtrière que lui et si elle acceptera d’aller s’isoler loin des êtres humains ; et enfin, que se passera-t-il si les deux monstres se reproduisent ? Il déchire sa nouvelle créature-cadavre, refusant de continuer. Le Monstre le voit faire. Le soir il arrive et confronte Frankenstein, le sommant de continuer. Victor refuse, et le Monstre en rage réplique que Frankenstein a beau être son créateur, il est, lui, le maître. Frankenstein refuse quand même et le Monstre part, jurant de retrouver Victor le soir de ses noces.

Presque soulagé d’y avoir mis un terme, Victor détruit toute trace de son travail sur l’île et part en canot. Perdant sa route sur les mers, il se retrouve enfin sur les côtes de l’Irlande où il se trouve sommairement accusé de meurtre. On l’emmène voir le cadavre et là, il découvre qu’il s’agit de Clerval, portant à son cou les traces de l’étrangleur. Victor sombre dans la folie.

Lorsque finalement il s’en sort, son père vient le trouver. Il est relâché une fois qu’il a prouvé qu’il était en Écosse au moment où le cadavre de Clerval a été trouvé. Les deux Frankenstein retournent à Genève, où Victor accepte enfin de se marier avec Elizabeth, bien qu’il soit convaincu que cela mette un terme à ses jours. Il part en voyage de noces avec elle, armé jusqu’aux dents et sur le qui-vive. Entendant un bruit il sort, certain d’aller retrouver le Monstre, mais il entend un cri perçant venant directement de la chambre de sa femme. Réalisant son erreur, il y court mais il est trop tard : il retrouve Elizabeth, étranglée sur son lit, et le Monstre glapissant à la fenêtre.

Le Monstre s’enfuit et Victor ne peut que retourner chez lui. La nouvelle de la mort d’Elizabeth terrasse le père, qui en mourra. Victor, quant à lui, bien qu’il ne veuille que mourir, se lance à la poursuite du Monstre, voyant là son dernier devoir. Il le poursuit à travers le monde, jusqu’à l’Arctique, suivant les messages que sa créature lui laisse pour le narguer. Affaibli, c’est en le pourchassant qu’il a été recueilli par le vaisseau de Walton.

Le vaisseau de Walton est pris dans les glaces et l’équipage est au bord de la mutinerie. Toutefois, il informe Frankenstein qu’une fois libéré, le navire prendra la direction de l’Angleterre plutôt que de continuer vers le pôle. Frankenstein, bien que très faible, se lance dans un discours passionné pour convaincre les hommes de continuer, en vain. Frankenstein meurt, implorant Walton de continuer la chasse au Monstre.

Le soir, Walton entend un bruit venant de la cabine où repose le corps de Frankenstein. Il y trouve le Monstre pleurant son créateur. Walton lui parle et le Monstre accuse Frankenstein de l’avoir abandonné à sa naissance. Il dit que même s’il a pris du plaisir à tuer, pour se venger de Victor, il n’a quand même jamais découvert la joie. Il promet à Walton qu’il n’a plus l’intention de tuer, que son dernier acte sera d’avancer vers le pôle et de s’immoler dans un brasier. Il part, et Walton regarde sa silhouette s’estomper dans la brume.

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