Frankenstein

par

La diversité des textes présentés dans l’œuvre de Mary Shelley

Fille de deux écrivains, femme d’un des grands poètes de l’époque et amie d’un autre, Mary Shelley ne pouvait sans doute pas s’empêcher de truffer son texte d’allusions à d’autres livres – et c’était en outre l’habitude de l’époque. Elle fait entre autres allusion à Wordsworth et à Coleridge, La Complainte du vieux marin de ce dernier étant une source évidente : Walton la cite, et tout comme le marin, il sera emprisonné dans les glaces. L’allusion n’est pas gratuite : Frankenstein sera l’équivalent du marin pour Walton, en lui livrant une histoire morale impliquant une injure faite à la nature, et ses conséquences, dont Walton saura tirer profit.

Il est aussi question des lectures auxquelles se livre le Monstre. Il nous explique lui-même leur utilité : Les Souffrances du jeune Werther lui apprend les sentiments ; les Vies de Plutarque l’informe sur la société et les gouvernements ; et Le Paradis Perdu de John Milton lui fait ressentir toute l’horreur de sa position. Ce sont des choix intéressants. Werther faisait sensation à l’époque où se passe l’histoire, subjuguant toute une génération de jeunes gens (la mention de cet ouvrage permet aussi de placer l’action à une époque antérieure à 1774). La lecture de Plutarque servait encore de base à l’éducation, toujours centrée sur le latin. Le Paradis perdu permet non seulement de...

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Dissertation à propos de Frankenstein