Frankenstein

par

Henry Clerval

Ami d’enfance et de cœur de Victor Frankenstein, il est son opposé de plusieurs manières. Joyeux, gentil, passionné de littérature, intéressé à tout, il n’a pas l’arrogance ni la soif de gloire de son ami. Romantique, il adore la nature, le sublime et l’ancien. C’est aussi l’artiste du roman, écrivain qui doit se soustraire à la tutelle de son père, lequel est un commerçant sans respect pour la connaissance. Il prend soin de Victor lorsque celui-ci tombe malade après la création du Monstre et le ramène à la santé ; il sera également son compagnon de voyage en Angleterre. Là le Monstre l’étrangle, simplement parce qu’il est un de ceux que Frankenstein aime.

Clerval est un peu l’image de ce que Victor aurait pu, et même aurait dû être. N’ayant pas autant les impulsions de gloire et de découverte qui mènent Frankenstein à sa perte, c’est un homme heureux. Il a aussi pour lui la sagesse : il admire la nature mais n’essaie pas de la dominer. Il la regarde sans tenter de la conquérir ou de l’infléchir. Il ne comprendra jamais ce qui tourmente son ami, même s’il l’a entendu divaguer lors de sa fièvre, et ne lui posera jamais de questions à ce sujet, comprenant que Victor préfère ne pas en parler. Sa mort fera verser Victor, accusé de l’avoir tué, dans la folie.

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Dissertation à propos de Frankenstein