Frankenstein

par

Robert Walton

Jeune capitaine de navireanglais, explorateur en herbe, autodidacte, Robert Walton est un miroir pourFrankenstein. Il n’est donc pas étonnant qu’il se prenne d’une immédiatesympathie pour ce dernier lorsqu’il le rencontre. C’est un solitaire qui agrandi orphelin et qui ressent sa solitude, il n’a d’être cher que sa sœur, àqui il écrit les lettres qui forment le cadre du roman. Il est extrêmementambitieux mais réalise qu’il ne connaît pas tout. Toutefois, son ambition, sasoif de la découverte, risquent de lui faire connaître le sort de Victor.

Malgré les différencesdans leurs expériences, leurs formations – Victor est issu d’une famille soudée,n’ayant perdu que sa mère, et il a bénéficié d’une éducation dans une bonneuniversité, alors que Walton est orphelin et autodidacte –, ils ont beaucoup encommun. Mis à part leur romantisme et leur désir d’être des bienfaiteurs de l’humanité,tous deux se sont éduqués à d’étranges sources. Walton a suivi son proprechemin et ne se considère pas plus éduqué qu’un adolescent. Victor, quant àlui, s’est abreuvé chez Agrippa, Albert le Grand et Paracelse.

Cela dit, Walton ne sesitue pas sur le même pied d’égalité que Frankenstein question audace ; ilne cherche qu’à découvrir le pôle nord et se faire une renommée. Néanmoins, laceinture de glace qui l’empêche d’avancer semble bien suggérer qu’il va toutautant contre la nature que ne l’a fait Victor.

Homme au cœur franc,Walton est le seul, excepté son créateur et le vieil aveugle, à parler auMonstre, et à le présenter au lecteur sans l’entremise de Victor. Bien qu’illui parle durement, il semble aussi avoir une certaine sympathie pour lui à latoute fin à travers l’appellation qu’il lui donne : « être ».

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