Histoires extraordinaires

par

L'omniprésence de la mort dans l'œuvre

Nombreuses sont les nouvelles de Poe qui concernent la mort. Les enquêtes concernent souvent des crimes sordides causées dans des circonstances parfois étranges. Par exemple, dans sa première nouvelle intitulée Double assassinat dans la rue Morgue , l'auteur décrit un crime vraiment affreux, à savoir la mort de deux femmes : une jeune fille et une personne âgée. La première est retrouvée la tête à l'envers, dans la cheminée, vraisemblablement étranglée au vu des traces de doigts retrouvées sur son cou. Son visage est meurtri, son corps abîmé : « […] et – chose horrible à dire ! – on en tira le corps de la demoiselle, la tête en bas, qui avait été introduit de force et poussé par l’étroite ouverture jusqu’à une distance assez considérable. ». Quant à la vieille femme, sa gorge a été totalement sectionnée : « L à, gisait le cadavre de la vieille dame, avec la gorge si parfaitement coupée, que, quand on essaya de le relever, la tête se détacha du tronc. ». La description des corps est assez précise, avec des détails qui donnent froid dans le dos : on sait que des touffes de cheveux ont été retrouvées encore coagulées de sang, les cadavres sont encore chaud, et les coups sont d'une violence extrême. Le lecteur s'imagine sans peine les souffrances que les deux victimes ont dû endurer. Mais c'est le fait que la mort ait été donnée par un orang-outan qui surprend le plus le lecteur ; c'est en effet une fin peu commune. Cependant, cela permet à Edgar Poe de ne pas montrer de façon directe la face cruelle de l'Homme et de la cacher derrière la force animale. On ne peut cependant pas manquer de remarquer que l'animal choisi est celui dont l'Homme est le plus proche. Dans Le Scarabée d'or, le meurtre semble moins affreux car il est beaucoup moins décrit. L'auteur nous parle juste de « deux squelettes complet et mêlés de plusieurs boutons de métal ». Cependant, si on observe de plus près ce meurtre, on s'aperçoit bien vite qu'il n'est dû qu'à la cupidité de l'Homme, ce qui semble justifier le crime aux yeux de certains. L'auteur ne peut s'empêcher d'ajouter une couche macabre à son récit en émettant la forte probabilité que les cadavres trouvés étaient ceux qui ont aidé à enterrer le trésor et qu'ils ont probablement été achevés après leur besogne à coup de pioches : « D eux bons coups de pioche ont peut-être suffi, pendant que ses aides étaient encore occupés dans la fosse ; il en a peut-être fallu une douzaine. ». De plus, la mort prend place d'u ne autre façon dans le texte, notamment par la présence d'un scarabée donc la carapace ressemble grandement aux os d'un crâne. C'est d'ailleurs par ce scarabée, bien qu'il ait été déposé volontairement par M. Legrand, qu’est faite la macabre découverte. D'autres nouvelles d’Edgar Poe font référence à la mort, d'une façon ou d'une autre, apportant toutes sortes de détails sordides. Ce sujet semble être une fascination pour l'auteur, notamment tout ce qui touche aux morts violentes comme des crimes ou des accidents.

Le monde des morts a déjà captivé de nombreux auteurs par le grand mystère qui l'entoure. En effet, personne ne reviendra du monde des morts pour le décrire aux vivants, cela reste donc une énigme passionnante.

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