La Cousine Bette

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Résumé

Il s’agit d’une des plus grandes œuvres écrites par Honoré de Balzac ; elle appartient au grand système de La comédie humaine. L’auteur met en scène avec réalisme une femme très laide prénommée Bette qui gâche sa vie en raison de son caractère jaloux et destructeur. Balzac avait déjà mis en scène une femme très compliquée en la personne de madame de Saint-Estève qui réapparaît ici ; tante de Jacques Collin alias Vautrin, elle a dans cette œuvre un rôle perturbateur, mais est mise en scène toujours avec humour et avec une touche d’émotion contrairement à la cousine Bette.

Celle-ci est décrite avec réalisme comme une femme des plus laides, dotée d’une physionomie répugnante ; elle est entre autres décrite comme ayant des sourcils épais et un long visage. Cette femme au caractère sauvage est censée illustrer pour une part le comportement des paysannes des Vosges de cette époque. L’œuvre a été publiée en 1847 mais elle est présentée dès 1846 en feuilleton dans Le constitutionnel.

En juillet 1838, la famille Hulot connaît des difficultés financières même s’ils sont issus d’une famille noble. En effet, le baron, très épris des femmes, accumule les infidélités et dilapide, pour ses nombreuses maîtresses, la richesse de la famille. Adeline, la baronne, plus raisonnable, souhaite, après son fils aîné, marier sa fille Hortense sans savoir qu’ils n’ont plus d’argent pour la dot de la jeune fille. Connaissant toute l’histoire, Célestin Crevel, amoureux en cachette d’Adeline, lui propose de payer la dot, mais seulement si la baronne l’épouse ; il est immédiatement renvoyé.

Surnommée Bette, Lisbeth Fisher, la cousine d’Adeline, vit également avec la famille Hulot. Très laide, jalouse et envieuse de tous les membres de la famille, elle s’amuse à mener à sa perte cette famille bourgeoise. La jeune fille n’a pas supporté qu’Hortense se marie avec un de ses protégés, le comte Wenceslas Steinbock.

À cette époque, le baron Hulot se retrouve seul, abandonné par sa dernière maîtresse. Il rencontre une dénommée Valérie Marneffe, une courtisane vivant des rentes de ses différents amants, mais qui n’est autre que la femme d’un des employés du ministère de la Guerre. Le baron décide alors de protéger sa dulcinée et de l’installer dans un joli appartement. Bette, très jalouse et déterminée à ruiner les Hulot, décide de faire la connaissance de cette fameuse Valérie. L’amitié aidant, la jeune femme propose à Valérie de l’aider à la perte de la famille, ce qu’elle accepte très rapidement.

Célestin Crevel, le beau-père du fils de Hulot, bien décidé également à nuire à la famille Hulot, séduit Valérie pour se venger du baron qui lui avait pris la femme de sa vie, Josépha, quelques années auparavant.

Bette quand à elle s’embellit peu à peu grâce aux conseils de Valérie. Cette dernière lui avoue être amoureuse de Wenceslas, le mari d’Hortense. Elle décide donc de forcer le destin en organisant une rencontre avec le comte.

Mais Valérie est également séduite par Crevel qui lui promet monts et merveilles. Elle décide alors de vivre aux crochets de ses deux amants : Crevel et le baron. Voulant satisfaire aux mieux les désirs de la jeune femme, le baron puise de plus en plus dans la fortune de sa famille. Voyant sa fin arrivée, il décide même d’organiser des affaires frauduleuses en Algérie avec l’aide d’un oncle de sa femme.

De son côté Wenceslas rencontre également des problèmes financiers. Bette décide de le convaincre de se rendre chez les Marneffe afin de leur demander de l’argent et ainsi rencontrer enfin Valérie. Séduite par cet homme tant désiré, elle décide d’en devenir la maîtresse.

Quant à Hortense, blessée par son mari infidèle, elle décide de quitter la demeure accompagnée de son fils et trouve refuge chez sa mère.

Lisbeth, la fameuse cousine Bette, afin de s’accaparer la richesse familiale, décide par tous les moyens de séduire et d’épouser le frère du Baron Hulot : un vieil homme ancien maréchal de l’Empire. Toute la famille s’y oppose, ce qui rend Lisbeth folle de rage.

Un jour, les affaires frauduleuses du baron sont démasquées. Il se tourne alors à nouveau vers son épouse fidèle, la belle Adeline, et tente de rembourser sa dette avec l’argent de son frère, ce qui est très vite découvert. Le frère, honteux d’une telle situation, succombe sans avoir pu épouser Lisbeth. Cette dernière décide de se venger doublement de cette famille. Le baron quant à lui, trop lâche, prend la fuite, change d’identité et continue ainsi de profiter de la vie et des femmes sans se soucier du sort des siens.

Le récit permet d’illustrer la stupidité des gens jaloux capables de détruire la vie des autres mais aussi la leur. La cousine Bette se retrouve seule face à elle-même, sans plus personne à qui se confier.

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