La Cousine Bette

par

Adeline Hulot d’Ervy

Née Adeline Fischer, elle grandit dans un village des Vosges dans une famille de paysans, tout comme sa cousine Bette. Mais malgré cela, Adeline développe une certaine grâce féminine et des valeurs morales de qualité. Elle est préférée à Bette à qui sont d’ailleurs confiées toutes les tâches ménagères. Dès le bas âge, on remarque donc la séparation inconsciente des deux cousines, séparation de laquelle naquirent les sentiments de jalousie de l’une à l’égard de l’autre. Comme Bette le raconte elle-même à Valérie Marneffe, elle se sentait « immolée » à Adeline : « On me donnait des coups, et on lui faisait des caresses !... Je piochais le jardin, j’épluchais les légumes, et elle ses dix doigts ne se remuaient que pour arranger les chiffons !... » Ceci ressemble à une rivalité sororale : Adeline, toujours la préférée, est secrètement détestée par Bette, l’enfant déchue.

Adeline apparaît comme une femme miséricordieuse. La preuve en est que dès le début du roman, elle avoue être au courant des infidélités de son mari, mais cependant ne le condamne pas. Mais on est bien poussé à se demander si cette « miséricorde » ne serait pas une faiblesse plutôt qu’une vertu, d’autant plus qu’en laissant son mari impuni, elle l’encourage à poursuivre ses comportements honteux, et va même jusqu’à le consoler lorsqu’une de ses maîtresses l’abandonne. Adeline meurt de chagrin en surprenant son mari courtisant une fille de cuisine, Agathe Piquetard (qu’il épousera d’ailleurs juste après les funérailles de sa femme).

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Dissertation à propos de La Cousine Bette