La Cousine Bette

par

Obsession charnelle du baron Hulot d’Ervy

L’obsession sexuelle du baron Hulot d’Ervy est sans doute l’un des thèmes les plus surprenants mis en évidence par Balzac dans La Cousine Bette. Cette faiblesse physique est d’emblée présentée lorsque Balzac introduit le personnage du baron Hulot. De même que certains sont adonnés aux drogues ou Jacques Lantier adonné à son désir de tuer la gent féminine, le baron Hulot d’Ervy s’adonne à son désir de posséder les femmes, et ne peut se contrôler. Son obsession est tellement forte qu’il demande à sa femme s’il est possible de ramener chez lui sa maîtresse de 15 ans. Pire encore, au lendemain de la mort de sa femme – décès qui d’ailleurs est causé par le chagrin qu’inflige à Adeline la vue de son mari aux côtés d’une femme de cuisine –, Hulot entreprend d’épouser sa nouvelle maîtresse. Ainsi donc, son « vouloir » incontrôlé de femmes devient plus qu’un désir, mais une maladie. Et si Hulot d’Ervy était l’un des Rougon-Macquart de Zola, il serait mis en scène pour cette tare.

Au travers du comportement irrationnel et inexplicable du baron Hulot, Balzac nous expose les conséquences des infidélités conjugales, et ce à quoi elles peuvent mener : la destruction d’une famille.

En somme, La Cousine Bette est un roman réaliste par lequel, à travers sa technique d’écrivain réaliste, Balzac met en avant la domination du vice sur la vertu et les conséquences des multiples contrastes qui existent dans la société. Balzac nous présente également la femme sous un nouveau jour, une nouvelle aurore, une image d’émancipation qui pose problème à la société.

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Dissertation à propos de La Cousine Bette