La Cousine Bette

par

Valérie Marneffe

C’est la femme insatisfaite de Monsieur Marneffe, employé du ministère de la Guerre (qui la dota au prix de 20 000 francs). C’est une jeune courtisane, de belle figure, qui « attirait tous les regards, excitait tous les désirs, dans le cercle où elle rayonnait ». Malgré son mariage à Marneffe, elle se sent tellement dégoûtée par lui au point qu’elle passe cinq ans sans l’embrasser. C’est ainsi qu’elle commence à s’engager dans des comportements adultères et acquiert quatre amants : le baron Hulot d'Ervy, Célestin Crevel, le Comte Wenceslas et le brésilien Montès. Femme matérialiste, Valérie ne s’attache à ses hommes qu’à cause de leur argent, et leur infatuation pour elle les rend encore plus faciles à apprivoiser. Valérie est responsable (encouragée par la cousine Bette) de la ruine financière du baron Hulot (qui alla même jusqu’à s’endetter pour lui organiser une fête). Elle sera également la cause de la séparation de Wenceslas et d’Hortense.

Coconspiratrice de la cousine Bette dans la destruction de la famille Hulot, elle développe une amitié profonde avec sa nouvelle complice, du fait que les deux femmes partagent le même objectif. En tant que femme mariée, elle est capable de se soumettre à cette « prostitution » de manière plus subtile. Après la mort de son mari, elle finit par épouser Crevel car il est le plus riche de ses amants. Elle se moque de l’amour et de la dévotion dont ses amants font preuve envers elle, et sent qu’elle a le contrôle sur eux, du fait qu’elle puisse tous les manipuler. C’est ainsi que lorsqu’elle pose pour Wenceslas comme modèle pour la sculpture de Dalila, Valérie déclare : « il s’agit d’exprimer la puissance de la femme. Samson n’est rien […] C’est le cadavre de la force, Dalila, c’est la passion qui ruine tout ». Elle nous rappelle ainsi quelque peu Nana Coupeau, personnage éponyme du roman de Zola. Tout comme Anna Coupeau (dite Nana), Valérie est une jeune femme à la figure charmante et aux formes généreuses, et qui arrache le cœur des bourgeois mariés de la bonne société et qui, après s’être octroyé toutes leurs richesses, les rejette.

Elle maintient son caractère de séductrice jusqu’à sa mort qu’elle décrit même en termes de séduction : « Je ne puis maintenant plaire qu'à Dieu ! je vais tâcher de me réconcilier avec lui, ce sera ma dernière coquetterie ! »

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