La Cousine Bette

par

Vice et vertu

Bette, personnage principal, représente a priori l’incarnation du vice. Elle vit sa vie dans le ménage Hulot avec pour seul désir la vengeance. Valérie Marneffe, son acolyte, se sert de sa puissance séductrice de femme pour détruire tous ceux qui l’entourent, y compris elle-même. Les deux femmes forment ainsi une équipe maléfique, célébrant la ruine de leurs ennemis en se moquant d’eux. Consciente de ses propres intentions maléfiques, Valérie elle-même ajoute (en faisant référence à l’usage de la guillotine lors de la Révolution française), pour signifier son insouciance face à sa pratique délibérée du vice : « La vertu coupe la tête, le Vice ne vous coupe que les cheveux ».

D’un autre côté, Adeline et ses enfants, qui sembleraient de prime abord être l’incarnation de la vertu et de la noblesse, ne le sont pas en réalité. Hortense démontre son caractère vicieux en se moquant de Bette lorsque celle-ci lui révèle qu’elle a un amoureux ; Bette ne serait donc pas digne d’amour. Ensuite, elle n’hésite pas à lui voler l’amour et l’attention de Wenceslas. Victorin quant à lui répète à plusieurs reprises son indignation face au fait que son père soit un coureur de jupons, mais n’hésite cependant pas à accepter d’aider Madame Nourrisson lorsque celle-ci met en place un plan pour se débarrasser de Valérie. D’une manière similaire, le caractère vertueux d’Adeline est remis en question. Certes, elle semble pardonner à son époux ses multiples infidélités, mais n’hésite pas à « vendre » son « affection » à Crevel (qui l’aimait jadis) afin de pouvoir payer les multiples...

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Dissertation à propos de La Cousine Bette