La Mort est mon Métier

par

Robert Merle

Robert Merle est un écrivain français né en 1908 à Tébessa en Algérie dans une famille de colons, d’un père officier interprète de langue arabe qui meurt sur le front turc alors que son fils a huit ans, disparition qui le marque beaucoup. La famille rejoint alors la France et le jeune homme étudiera dans des lycées de la région parisienne : Michelet (à Vannes), puis à Condorcet et à Louis-le-Grand. En 1930 Robert Merle obtient une licence de philosophie, puis il étudie l’anglais, devient professeur d’échange à Cleveland en 1931 et termine premier du concours de l’agrégation en 1933. Il enseignera ensuite à Bordeaux puis à Neuilly-sur-Seine. À cette époque il traduit des œuvres anglaises pour Gallimard après une commande de Raymond Queneau. Sa thèse de doctorat de lettres porte sur Oscar Wilde.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, il devient agent de liaison et interprète pour l’armée britannique dès 1939. Après la défaite franco-britannique et lors de la retraite de Dunkerque il est fait prisonnier par les Allemands. Il connaîtra les travaux forcés puis le stalag. En 1943, il est finalement rapatrié pour des raisons sanitaires. En 1944 il enseigne à nouveau, à l’université de Rennes. C'est après avoir obtenu un an de congé avec demi-solde qu’il rejoint sa mère chez des amis à Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne, où il entame la rédaction de Week-end à Zuydcoote, roman qui connaît la publication en 1949. Robert Merle s’est inspiré de la retraite de l’armée française qu’il a connue à Dunkerque. Trois cent mille hommes sont alors cernés dans ce qu'on appelle la « poche de Dunkerque » et tentent d’embarquer sur les navires anglais sous les attaques incessantes de l’aviation allemande. Le personnage principal est le sergent Julien Maillat dont on suit les différentes aventures, lors d’un week-end d’ennui et de dangers, et dont le rôle sera joué par Jean-Paul Belmondo lors de l’adaptation au grand écran par Jean Verneuil en 1964. Le premier essai de romancier de Robert Merle lui vaut le prix Goncourt.

En parallèle de sa carrière d’écrivain, Robert Merle continuera à enseigner : à la faculté de Rennes en 1949, puis à Toulouse en 1957, ensuite Caen et Rouen, avant de retourner à Alger en tant que professeur en 1963. En 1965 il est à Paris-X-Nanterre et c'est là qu’il assiste à mai 1968, expérience qui lui inspirera en 1970 Derrière la vitre, où il fait le récit de l’occupation de la salle du conseil des professeurs de l’université le 22 mars 1968. L’écrivain cheminera un temps avec le Parti communiste, jusqu'à l’intervention de l’URSS en Afghanistan, porté par sa foi humaniste qui lui fait croire un temps en la possibilité d’une révolution généreuse et d’un certain idéal de liberté.

Parmi les œuvres...

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