La Mort est mon Métier

par

Himmler

Personnage historique, c’est le seul dontRobert Merle conserve le nom dans La Mort est mon métier. Militant nazide la première heure, chef suprême de la SS, il est l’artisan de la Solution finale.Il ne fut jamais jugé, puisqu’il se suicida le 23 mai 1945, après sa capturepar les troupes alliées.

Lang le rencontre chez le colonel Baron vonJeseritz au cours d’une réunion de membres du Parti nazi. « Sa voix étaitterne et sans timbre, mais il parlait d’abondance et sans hésitation. […] À unmoment donné, il tourna la tête et je vis qu’il portait un pince-nez. Je visles feuilles de chêne sur son col et je reconnus ses traits : c’étaitHimmler. » Très vite, il perçoit les qualités d’organisateur de Lang. Ille charge de former un groupe de miliciens, qui deviendront plus tard desSS : « Nous ne voulons pas de SS avec des conflits deconscience » ordonne-t-il. Par la suite, c’est lui qui place Lang à latête des camps de Dachau, puis d’Auschwitz. C’est également lui qui théorise etimpulse la Solution finale, et en fixe les objectifs : « Cependant,il me signalait que je n’avais pas vu assez grand, et qu’il fallait prévoir aumoins quatre édifices de ce genre, le rendement de pointe devant atteindre,en 1942, 10 000 unités par jour [noussoulignons] ». Son implication personnelle est totale :« Les deux crématoires jumeaux furent prêts avant la date limite, dès le18 juillet 1942, le Reichsfürher en personne vint les inaugurer. »

La description que Robert Merle fait du ReichsfürherHimmler à travers le regard de Rudolf Lang est celle d’un bureaucrateglacial, impassible, imperméable à toute émotion et incapable d’empathie. Ceportrait est conforme à la réalité historique.

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