La Mort est mon Métier

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La Solution finale : de la mise au point à la mise en œuvre

La Solution finale, c'est ce que les Nazis appelaient « La Solution finale à la Question juive », c'est-à-dire la disparition des Juifs par voie d'extermination. Cette extermination, désignée aujourd'hui sous le nom de Shoah ou d’Holocauste, a vu la mise en place de moyens industriels dans le seul but de faire disparaître une population dans son entier. Dans La Mort est mon métier, le lecteur assiste à la mise en place de ce système de mort à travers les yeux d'un de ses acteurs, Rudolf Lang.

La Solution finale a comme terreau l'antisémitisme ordinaire d'une population confrontée à la misère engendrée par une crise mondiale. Cet antisémitisme théorisé est un des piliers de l'élection d'Adolf Hitler à la tête de l'Allemagne en 1933. Il justifie l'entrée en guerre du pays, présentée comme un acte de légitime défense. Ainsi, Hitler déclare au printemps 1940 dans un discours cité par Lang : « Si les démocraties ne cherchent pas un arrangement amiable avec le Reich c'est à cause de la juiverie mondiale. » La décision de mettre en œuvre l'éradication des Juifs vient du sommet de l'État. Le Reichsfürher Himmler annonce un jour à Lang : « Le Führer […] a ordonné la solution définitive du problème juif en Europe. » C'est toute une population qui doit être éradiquée, personne ne sera épargné, pas même les femmes et les enfants. « Il va sans dire que c'est surtout elles qu'il faut détruire. Comment peut-on supprimer une espèce, si on conserve les femelles ? » déclarent les autorités nazies.

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