La Mort est mon Métier

par

Le Rittmeister Günther

C’est un officier – un capitaine de dragons, donc un cavalier – dont Rudolf Lang fait la connaissance à l'hôpital militaire où il est garçon de salle. C'est une des figures paternelles que croise Rudolf Lang. Quand  il fait sa connaissance, l'officier est blessé et soigné à l'hôpital. « couvert de pansements de la tête aux pieds ». L'homme s'attache au jeune homme, dont le patriotisme et le dévouement le touchent : « Rudolf, […] je t'ai  observé : Tu es petit, tu n'as pas beaucoup d'allure, tu ne parles pas. Mais tu es intelligent, instruit, et tout ce que tu fais, tu le fais comme un bon allemand doit le faire : A fond! » L'intérêt que lui porte l'officier comble Rudolf et quand le capitaine le fait entrer dans les dragons, il exulte. Au prime abord, le Rittmeister Günther apparaît comme un officier classique : dur mais paternel avec ses hommes, amateur d'alcool et de femmes, toujours prêt à lancer une gaillarde plaisanterie. Le jeune Rudolf ne peut qu'avoir été attiré par cet homme qui incarne tout ce qu'il souhaite être, et qui est si différent de son père. Cependant, le capitaine n'est pas un officier d'opérette. Quand, en Turquie, il reçoit la  consigne d'envoyer ses troupes participer à un massacre de civils, il  exécute l'ordre, bien que cela lui déplaise profondément (« Herrgott! dit-il en se retournant, je ne suis quand même pas ici pour me battre contre les Arabes! »), il est donc lui aussi un modèle d'obéissance aveugle pour Rudolf Lang. En outre, il considère les juifs comme les ennemis naturels et permanents des gens comme lui : il les voit comme des poux. Cet antisémitisme influence Lang, comme tout ce que dit le Rittmeister. Ce personnage est fondamental dans la formation du caractère de Rudolf Lang.

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