La Mort est mon Métier

par

Elsie Lang

Son nom de jeune fille est Elsie Brücker, elle est la fille d'un des fermiers du colonel qui arrange son mariage avec Rudolf Lang. « C'était une allemande, une vraie allemande » dit d'elle son futur mari. Elle s'installe avec lui, et partage les durs travaux de la ferme. C'est une femme totalement soumise aux volontés de son mari, lequel prend toutes les décisions du ménage. Ainsi, elle est contre le projet de quitter leur vie paisible à la ferme pour que son mari devienne chef de camp : « Non. Ça ne me plaît pas. Ça ne me plaît pas du tout. […] Mais tu n'as pas à tenir compte de ce que je pense. »

Cependant, elle aspirerait à une autre relation avec son mari, une relation plus complice, affectueuse : « Quelquefois, quand tu es à table, et que tu regardes dans le vide, avec les yeux froids, j'ai l'impression que je ne compte pas du tout. » Elle suit Rudolf à Dachau, puis à Auschwitz, qu'elle croit être un camp de rééducation par le travail. C'est lors d'une visite de Kellner à Auschwitz qu'Elsie découvre ce qui se passe dans le camp. Elle fait alors, pour la première fois, des reproches d'une grande violence à son mari : « – Tu les gazes ! […] C'est donc vrai ! Tu les tues ! ». Elle pousse Rudolf au bout de sa logique d'obéissance aveugle : « Alors [...] si on te donnait l'ordre de fusiller le petit Franz, tu le ferais ! – Naturellement » répond Rudolf. Après ce seul et unique entretien violent, Elsie reprend sa place et son rôle d'épouse modèle et discrète.

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