Le dernier jour d'un condamné

par

Résumé

Victor Hugo se met à la place d’uncondamné à mort pour décrire toutes les angoisses vécues durant les sixdernières semaines avant son exécution. Hugo est un partisan de l’abolition dela peine capitale et son récit vise à émouvoir le lecteur et à le sensibiliserà cette cause.

Après avoir commis un crime – surlequel l’auteur ne donne pas beaucoup de détails – qu’il avoue au tribunal, leprisonnier est condamné à mort. Il est emmené à la prison de Bicêtre, et lecauchemar commence. Il est enfermé dans une cellule qu’il qualifie de hideuse, sombreet pleine de toiles d’araignées. Il a beaucoup de mal à s’y habituer, neparvient vraiment pas à dormir. Se sentant seul et ne pensant qu’au jour de sonexécution, il a beaucoup de mal à résister à des cauchemars qui le pourchassentjour et nuit.

Après quelques jours, il commenceà s’adapter à sa situation misérable. C’est un homme gentil qui n’a pas l’aird’un criminel, il entretient de bonnes relations avec les autres prisonniers etcommence à parler le même argot de prison qu’eux, pour lequel il montre del’intérêt.

Il aperçoit sur les murs de sacellule des écrits, des dessins, des commentaires, des signatures : tousceux qui l’ont précédé y ont laissé leur trace. Il a l’idée d’écrire lui aussipour se distraire et surtout pour cesser de penser à ce maudit jour quil’attend.

Le condamné commence à compter lesjours, il fait son testament tout en pensant à ses proches, notamment sa mère,sa compagne et surtout sa petite fille Marie, qui un jour lui rend visite sanspouvoir le reconnaître, ce qui lui fait très mal. Il se demande comment elle vas’en sortir, comment elle pourra échapper aux regards des autres, stigmatisée parsa filiation avec un criminel.

Un jour, il assiste à une scène àlaquelle il ne peut pas résister : sous une pluie torrentielle, on oblige,devant ses yeux, d’autres prisonniers à aller sur des chantiers pour y accomplirdes travaux forcés ; ils sont maltraités par les geôliers devant unegrande foule de spectateurs. Il n’arrive pas à se maîtriser et invective lafoule qui considère cette scène comme un spectacle. Il s’évanouit et il est transportéà l’infirmerie. Après s’être remis, il entend une douce voix chanter : c’estune jeune infirmière. Il savoure ces courts moments qui changent de l’ordinairecarcéral tout en pensant à s’évader. Il tente de le faire mais échoue et il estremis dans sa cellule.

Il commence à rêver de liberté,qu’il s’est évadé, qu’il est au port où il attend le départ d’un bateau, maisson rêve se brise quand un gendarme vient lui demander son passeport.

Le jour de son exécution arrive.Très tôt le matin, le directeur lui rend visite dans sa cellule ; il semontre gentil, souriant, et lui demande ce qu’il veut manger. Notre prisonnier comprendque sa dernière heure approche ; on lui sert tout ce qu’il demande maisrien ne l’empêche de penser à son terrible sort.

Un prêtre lui rend visite pourl’aider à faire ses dernières prières. Ils discutent un moment ensemble, mais leprisonnier ne peut pas penser à autre chose qu’à son exécution. Un peu plustard, il reçoit la visite de l’huissier de justice, qui lui affirme que lepourvoi a été rejeté : il sera bel et bien exécuté ce jour même. Il ajoutequ’il reviendra le chercher un peu plus tard pour l’amener là où il rendra son âme :la place de Grève.

Une heure après, l’huissier revientaccompagné du prêtre et tous trois se dirigent vers la conciergerie. Durant letrajet, ils bavardent beaucoup mais le condamné ne peut que penser au cauchemarqu’il vit. À la conciergerie, il est remis entre les mains du directeur, puisplacé dans une cellule où il fait connaissance d’un autre condamné à mort,lequel occupera la cellule où il a séjourné ces six dernières semaines.

Les heures passent, le prisonniersouffre énormément, il a mal partout et nourrit toujours un espoir : lagrâce royale. Il suffit d’une signature pour le sauver de l’échafaud. Il attendavec impatience et, chaque minute passant, il espère la bonne nouvelle. Il penseà ses souvenirs d’enfance, à son père, à ses amis et à Pepa, une jeune Andalousedont il était amoureux et qui lui avait tenu compagnie une très belle soiréed’été.

Il entend dire que la mort par guillotine ne fait pas mal, tout en se demandantcomment légitimer une telle affirmation puisqu’aucun condamné à mort ne peut laconfirmer.

À trois heures, on l’amène àl’Hôtel de Ville près de la place où il sera exécuté. Il pense à toute cettefoule qui le regarde, applaudit et se distrait en le voyant sur l’échafaud. Ilpense encore une fois à sa fille Marie, ce qui le chagrine énormément ; ilveut lui écrire une lettre, le mot d’un père à l’approche de sa fin, mais il nepeut pas : ses mains tremblent, son esprit est ailleurs, il abandonnecette idée. Il demande encore une fois qu’on lui amène un prêtre afin d’accomplirses dernières prières ; on exauce son désir mais le prisonnier n’apprécieguère l’homme d’Église face à lui, il est frustré par son attitude : leprêtre se moque de lui et semble peu se soucier de ce qui va lui arriver.

On vient le chercher, sesbourreaux lui coupent les cheveux, lui attachent les mains et le conduisentvers la place de Grève. Il entend les cris de la foule, il continued’espérer cette grâce qui ne lui sera jamais accordée.

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