Le Fantôme de l’Opéra

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Erik, le fantôme de l’Opéra

Erik, le fantôme de l’Opéra, est un personnage tout à fait extraordinaire. D’une laideur à toute épreuve – son visage n’est qu’une tête de mort avec un peu de peau dessus – il est aussi un génie universel : bâtisseur émérite, bricoleur extraordinaire, magicien, expert dans l’utilisation d’un lasso meurtrier, maître-chanteur, ventriloque sans pareil, et surtout musicien doté d’une voix et d’un art exceptionnel, capable de transformer un simple chant paysan ou un ennuyeux air d’opéra en œuvre d’art tout autant au violon qu’en chantant, expert à l’orgue et à la harpe aussi, et compositeur d’une musique qui relègue au second plan tout ce qui s’est jamais fait entendre à l’Opéra.

Haï par ses parents pour sa laideur, il a passé sa vie à s’exposer dans des foires avant de se mettre à la solde du shah de Perse, pour lequel il bâtit des palais et amuse la sultane en torturant à mort des gens devant elle – il a fait pour elle des choses qu’il aimerait mieux oublier. Menacé de mort pour qu’il ne puisse pas révéler les secrets du palais qu’il a construit pour le shah, il s’enfuit à l’aide du Persan, et atterrit en fin de compte à Paris, où il devient un des entrepreneurs chargés de construire l’Opéra et se permet de se construire une maison dans les murs.

Il se mettra à faire la pluie et le beau temps à l’Opéra, faisant chanter Debienne et Poligny pour la très jolie somme de 20 000 francs par mois. Il deviendra aussi amoureux de Christine Daaé, chez qui il voit un don qu’il peut attiser. Se faisant passer pour l’Ange de la Musique dont avait parlé le père de la jeune fille, il lui donnera des leçons qui feront d’elle la plus sublime des cantatrices. Il espère qu’elle ne sera pas trop déçue de découvrir qu’il n’est qu’un homme, et l’enlève – ce qui n’est guère galant. Il est cependant bien conscient que son visage empêchera certainement Christine de l’aimer, et garde donc son masque jusqu’à ce qu’elle le lui arrache. Il est tout aussi possessif et jaloux que son beau rival Raoul.

Il possède une personnalité divisée : d’un côté, c’est un détraqué qui se terre au fond de l’Opéra et tue tous ceux qui risquent de le découvrir ; d’un autre, c’est un petit garçon pitoyable qui n’a jamais été embrassé, même par sa mère, et qui n’aura besoin que de ça pour abandonner tous ses plans. Ces plans ne sont d’ailleurs pas particulièrement grandioses : il désire simplement avoir une vie normale pour un temps, avec femme et maison. Cela ne change pas le fait qu’il est prêt à faire tomber le lustre de l’Opéra sur une salle pleine simplement parce qu’on n’a pas fait comme il l’a dit. En cela, il est assez enfantin.

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