Le journal de Ma Yan

par

La pauvreté

Ma Yan vit dans un petit village appelé Zhan Jia Shu , dans le Ningxia, une région très pauvre et aride au nord-ouest de la Chine. La région est tellement désertique qu’il n’y a pas d’eau, ni dans les maisons du village, ni même dans les puits à proximité. Les paysans doivent parcourir des kilomètres tous les jours pour pouvoir trouver l’eau nécessaire à leur vie quotidienne.

 

La jeune fille parle de la misère sans en faire un drame, de façon simple et claire. Elle détaille par exemple les nombreux kilomètres qu’elle parcourt pour chercher de l’eau, les cinq heures de marche hebdomadaires pour aller à l’école, le fait qu’elle se prive de pain durant des jours et des jours pour économiser et s’acheter un stylo à bille : « Mes difficultés pour avoir ce stylo sont à l’image de toutes nos difficultés. Ma mère m’avait donné de l’argent pour que je puisse acheter du pain. Depuis des jours, je n’avais que du riz jaune à manger. J’ai préféré avoir faim et économiser, et j’ai pu acheter ce stylo. Pour ce cher stylo, combien j’ai souffert ! Mais ce stylo-là m’a donné un sentiment de force, il m’a fait comprendre ce qu’est une vie difficile, ou une vie heureuse. »

 

La faim revient dans ce livre comme un leitmotiv, tout comme la misère. Par exemple, Ma Yan porte le même uniforme toute l’année, qu’il fasse chaud ou froid, alors que ses camarades ont des vêtements plus beaux et variés. Elle doit constamment compter son argent, parfois elle partage son pain avec son petit frère au pensionnat qui n’a pas mangé depuis 2 jours, ou alors elle lui achète au marché de quoi manger, quand elle le peut.

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