Le journal de Ma Yan

par

Les parents

La mère de Ma Yan, Bai Juhua, est en quelques sortes celle par qui tout est arrivé. Consciente du désespoir de sa fille malgré tous les sacrifices, elle confiera ces carnets à un journaliste français de passage. Le fait d’avoir confié ces carnets représente un acte d’espoir, comme ultime, et une preuve d’amour à sa fille.

 

La mère travaille souvent dans les champs, mais elle s’occupe aussi de la maison. Elle récolte le fa cai, une herbe qui se vend dans les grandes villes car appréciée des nouveaux riches. Le sacrifice qu’elle fait en allant travailler dans les montagnes de Mongolie  au détriment de sa santé et de son foyer permet à Ma Yan de retourner étudier.

Les parents  de Ma Yan ont toujours été respectueux et ne l’ont jamais battue, contrairement à certains camarades qui subissent des violences de la part de leurs parents pour qu’ils travaillent mieux : « Pendant les heures d’étude du soir, ces camarades ont réussi à apprendre les mots. Pourquoi étudieraient-ils mieux quand ils sont battus ? Leurs parents espèrent qu’ils deviendront des gens de talent, mais, après tant d’années de vie difficile, comment répondront-ils à cette attente ? Un chien maigre n’arrive pas à grimper au mur, même avec de l’aide : c’est un proverbe de ma mère que j’ai retenu au fond de moi. A présent seulement, j’en comprends tout le sens », et elle semble reconnaissante envers ses parents, de toujours lui avoir fait confiance, sans la battre.

 

De plus ses parents font de nombreux sacrifices, comme de se priver de leur force de travail aux champs et de redoubler d’efforts pour combler ce manque à gagner. Travailleur migrant, le père doit régulièrement quitter le foyer familial et le village pour aller travailler à la capitale ou en Mongolie-Intérieure, la province voisine, car il n’y a pas suffisamment de travail au village.

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