Le journal de Ma Yan

par

L’histoire de Ma Yan et les retombées de l’ouvrage.

Ce journal a eu un impact sur la vie de Ma Yan, mais également sur celle de beaucoup de jeunes élèves pauvres de régions rurales. Ma Yan poursuivra ses études à Paris. Des associations ont été créées pour aider ceux qui vivent dans les mêmes conditions que la jeune narratrice, comme par exemple en 2002 avec  l’association « Les enfants du Ningxia » qui prévoit des bourses d’études et la construction d’un puits dans le village pour que les villageois puissent enfin avoir de l’eau.

 

Cette aide est due en partie à Pierre Haski, un journaliste Français de Libération, travaillant en Chine comme correspondant du journal à Pékin. Alors qu’il est dans la région du Ningxia en mai 2001, il fait la rencontre d’une paysanne ; la mère de Ma Yan. C’est elle qui lui donnera les carnets dans lesquels sa fille écrivait, carnets que le journaliste fera traduire et publier par la suite en chinois, en français, en anglais, rendant Ma Yan célèbre. Pierre Haski accompagne les textes de commentaires, d’anecdotes ou de notes, afin d’expliquer certains éléments propres à la région et à la culture de la jeune fille.

 

Ces annotations sont essentielles pour que les lecteurs puissent saisir le contexte et comprendre certains détails. On peut prendre pour exemple un passage à propos des cours en classe, dans lequel un élève compare son professeur au soleil et non plus à une bougie. Ma Yan va narrer cette anecdote, et le journaliste précise à la fin en quoi elle est intéressante : « Ce matin, en classe de politique, le professeur fait très sérieusement son cours, et les élèves écoutent attentivement. Je suis fascinée. Il nous raconte une petite histoire de son enfance. Lors d’un cours de chinois, il avait écrit : ‘Professeur, vous n’êtes pas une bougie, vous êtes le soleil’. Son professeur a pris son cahier, a lu la première phrase et lui a demandé tout de suite : ‘Je te traite bien d’habitude ; comment peux-tu…’ ‘Professeur, lisez la deuxième phrase, vous êtes le soleil. Si vous étiez une bougie, vous finiriez par vous éteindre, vous ne seriez pas sur l’estrade demain. Si vous êtes le soleil, vous pouvez nous donner des cours tous les jours’ » Les notes du journaliste précisent alors que les Chinois comparent habituellement les professeurs à des bougies qui se consument pour donner la lumière aux autres.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur L’histoire de Ma Yan et les retombées de l’ouvrage. >