Le Montespan

par

Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, marquis d'Antin

Louis-Antoine est le deuxième enfant de Françoise et Louis-Henri de Montespan. Quand sa mère part pour la cour de Saint-Germain en Laye, c'est encore un bébé et elle l'emmène avec elle. Quand son père le récupère, le bambin a trois ans et il est irrémédiablement gâté par la cour du Roi-Soleil : « Louis-Antoine montre une inclination naturelle à l'obséquiosité et semble déjà fort doué pour la rouerie. Montespan a le pressentiment que son propre fils, par un contraste piquant, deviendra le modèle des courtisans de ce Louis XIV qui persécute son père et le prive lui-même, en sa tendre enfance, des caresses d'une mère... du reste peu sensible à ce déchirement. » Louis-Henri regarde ce fils avec dépit, « ce marquis plus destiné à chasser la promotion sociale dans les alcôves des salons dorés. Le père observe son fils d'une poltronnerie incroyable, méchant jusqu'à la barbarie avec les enfants des gueux du village. » Louis-Antoine laisse son père mourir seul et refuse, seize ans plus tard, de prendre en charge les obsèques de sa mère. Ce personnage est peu sympathique et ses manières décrivent jusqu'à la caricature les façons d'être des courtisans du Grand Siècle. Il incarne pour Jean Teulé la pourriture que produit la cour de Versailles.

Personnage historique, Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, marquis puis duc d'Antin, connut une brillante carrière à la cour de Louis XIV, du Régent puis de Louis XV. Il occupa plusieurs charges, y compris des charges militaires. Il mourut à Paris en 1736, à l'âge de soixante-et-onze ans.

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Dissertation à propos de Le Montespan