Le Montespan

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Résumé bref

Le Montespan est un roman historique écrit par Jean Teulé et paru en 2008. Il raconte les déboires amoureux du marquis de Montespan, malheureux mari de la plus célèbre maîtresse de Louis XIV, Françoise Athénaïs de Montespan, La Montespan.

L’histoire commence en janvier 1663. À la suite d’une sombre histoire du duel – activité noble mais interdite – auquel ont participé leurs proches, Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, et Françoise de Rochechouart de Mortemart, dite Mlle de Tonnay-Charente, tous deux âgés de vingt-deux ans, font connaissance, tombent amoureux fous et se marient. Ils habitent Paris, dans un petit appartement loué à un perruquier. Ils ne sont pas riches, mais qu’importe ! Quand on est jeunes et que l’on file le parfait amour, les soucis financiers ne comptent pas. Plaie d’argent n’est pas mortelle ! Leur vie n’est que rires, jeux amoureux, sensuels et jeux d’argent aux tables des hôtels nobles du quartier du Marais.

La famille de Louis-Henri n’est pas bien vue à la cour de Louis XIV, mais on se passe d’y être reçus. Cependant, lorsqu’ils assistent, de loin, au spectacle d’une fête donnée par le roi, Françoise se prend à rêver au bonheur du luxe. Ce doit être bon de vivre dans cette féerie.

Leurs amours sont couronnées par la naissance de deux enfants, Marie-Christine et Louis-Antoine, qui prend le titre de marquis d’Antin. Malheureusement, vivre d’amour et d’eau fraîche ne peut durer qu’un temps et Louis-Henri doit éponger les dettes importantes que le couple a contractées. Il décide d’armer un corps de soldats – encore des dettes ! – et de prendre part aux guerres que mène le souverain. Il espère gagner ainsi la gloire, se faire remarquer du roi et obtenir ses faveurs et de l’argent. Malheureusement, l’occasion est ratée. Louis-Henri revient de la guerre encore plus endetté. Cependant, une occasion se présente, inespérée : Françoise, qui a choisi de se faire dorénavant appeler Athénaïs, est devenue dame d’honneur de la reine. Aussitôt, l’argent et la faveur de Sa Majesté se tournent vers le couple. Louis-Henri ne soupçonne rien quand Louis XIV lui offre une compagnie de soldats pour aller combattre au loin, à la frontière espagnole, tandis que lui ira guerroyer en Flandres, accompagné de la reine et de ses dames d’honneur… Athénaïs demande à Louis-Henri de l’emmener avec lui, mais rien n’y fait. Le couple est séparé car tel est le bon plaisir du roi. Quand il revient de guerre, plus d’un an après son départ, Louis-Henri découvre sa femme enceinte à nouveau, mais de son royal amant.

Tout le monde se réjouit autour d’eux, car quand une dame de la cour devient la favorite du roi, argent et honneur pleuvent sur sa famille, en particulier sur son mari. Mais Louis-Henri ne l’entend pas de cette oreille. Il aime sa femme, passionnément, et veut l’arracher au roi de France. Inutile de dire que ce combat sera vain. Mais il mène la lutte avec panache, allant jusqu’à se rendre au palais en carrosse noir, orné d’andouillers de cerfs, symboles du mari trompé. Il fait même ajouter les infamantes ramures à son blason. Son attitude fait rire et attire les moqueries de tous. Il est humilié. De son côté, Louis XIV tente d’acheter le silence et le calme de l’époux rebelle, puis se lasse devant l’obstination du mari bafoué. Rien ne sera alors épargné à Louis-Henri, qui est exilé sur ses terres, près des Pyrénées, et subit de plein fouet les effets du courroux royal : vexations, procès, ruine, menace de mise en geôle à la forteresse de Pignerol, dont on ne sort que rarement… Il doit s’exiler et passe un an à la cour du roi d’Espagne, le tout jeune Charles II. Pendant ce temps, Athénaïs de Montespan règne sur la cour de Versailles, brille de tous ses feux par son esprit et les richesses dont la couvre son amant.

De retour dans son castel, Montespan vit dans le souvenir de son amour et avec l’espoir que sa Françoise lui reviendra. Il élève Marie-Christine, qui meurt jeune et inconsolable de ne plus voir sa mère chérie, et Louis-Henri, détestable enfant gâté par le peu de temps qu’il a passé à la cour. Le Montespan s’échappe parfois de son exil et monte à Versailles, où il est témoin – de loin – de la vie dégradante que mène son épouse. Le temps passe et l’étoile d’Athénaïs commence à pâlir dans le ciel de la cour. Elle est même mêlée à l’épouvantable scandale de l’Affaire des Poisons et participe à des messes noires. Peut-on tomber plus bas ? Elle finit par être remplacée par Mme de Maintenon, qu’elle a elle-même chargée d’élever les enfants qu’elle a donnés au roi de France. Elle est alors prête à rejoindre son Louis-Henri, mais celui-ci a vieilli. Il ne veut pas offrir à sa Françoise le spectacle d’un homme rhumatisant et souffrant. Il la rejette, malgré l’amour qu’il lui porte. Il meurt peu après, âgé d’à peine plus de cinquante ans. Françoise Athénaïs de Montespan lui survit seize ans et meurt abandonnée de tous.

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