Le Montespan

par

Louis-Henri, marquis de Montespan

Louis-Henri est un « grand gascon de vingt-deux ans » quand le lecteur fait sa connaissance. Issu de la vieille noblesse provinciale, son nom complet est Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan. Il est un Gascon typique en littérature, avec tout ce que cela suppose de panache ; il est, à sa façon, un cousin de Cyrano de Bergerac. Son coup de foudre pour la belle Françoise de Rochechouart est suivi de quelques années d'un amour idyllique, fait de complicité riante et de relations sensuelles débridées. La naissance de ses enfants le ravit. Sa femme et lui passent leurs soirées à jouer avec d'autres aristocrates et il s'endette tant que le voilà obligé de trouver de l'argent, vite. Il est noble, il ne peut travailler. Il doit donc verser « l'impôt du sang » et gagner la faveur royale en allant servir Louis XIV à la guerre. Il y montre un vrai courage physique et revient couvert de blessures mais encore plus endetté. De plus, aveuglé par son amour confiant et ses problèmes d'argent, il n'a pas su voir le danger que court sa femme, objet de convoitise du souverain. Quand Françoise devient la maîtresse de ce dernier, le destin de Louis-Henri bascule.

Tout autre que lui se serait réjoui de la faveur royale, qui fait pleuvoir privilèges et argent sur le mari trompé. Mais l'amour de Louis-Henri n'a pas de prix. Il refuse tout arrangement avec sa conscience et exige fort et clair le retour de sa Françoise. Il provoque Louis XIV avec une audace sans égale à l'époque en se présentant à la cour en habit de deuil, à bord d'un carrosse orné d'andouillers de cerf qui...

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