Les Complaintes

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Les thématiques des Complaintes

L’écriture de Laforgue est pleine de références à l’Antiquité, qu’elle soit orientale ou hellénique. On sent chez cet auteur une profonde influence religieuse même s’il n’est pas fondamentalement croyant. Mais plus que tout, l’ennui entache chaque page, captivant l’attention du lecteur pour le plonger dans un profond spleen collectif.

Laforgue est avant tout l’auteur des mal aimés, des incompris mais aussi des ratés, des désespérés, des suicidaires et de toute cette gente humaine qui lasse de vivre, loin de son quotidien, s’évade dans le rêve quand elle ne trouve pas la libération dans le suicide. Laforgue révèle la poésie dans tout ce qui l’entoure, il la voit partout, et tous les sujets deviennent les catalyseurs d’une expérience et d’une expression poétiques nouvelles : les rêves, l’amour, la vie, la mort, la maladie, l’agonie, la décomposition brutale, l’automne, le vent, le paganisme, etc.

Écrite dans le style plutôt précieux caractéristique de l’auteur, pleine de références à son histoire personnelle, l’œuvre peut particulièrement plaire si l’on possède une solide culture générale et un goût prononcé pour le décryptage de la symbolique des textes, ou alors si par curiosité, l’on s’essaie à explorer les arcanes de la poésie de la fin du XIXème siècle. Mais le recueil, peut-on penser, n’est pas pour le novice qui, dérouté, risque de ne pas se retrouver dans ces textes qui obéissent à leurs propres règles.

 

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