Les Justes

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Résumé

Les Justesest l’une des pièces de théâtre de Camus les plus célèbres ; elle estjouée pour la première fois en 1949 à Paris. Composée de cinq actes, elle meten scène un groupe de terroristes qui s’apprêtent à commettre un attentat, etmontre les difficultés que peuvent rencontrer les organisateurs et acteurs d’untel acte. L’histoire est inspirée d’un fait divers de 1905, lorsque des« révolutionnaires sociaux » avaient commis des actes terroristesdans le but de tuer le grand-duc Serge de Russie, considéré comme un tyran.

 

L’action débute dansl’appartement des terroristes. Les membres de l’équipe, dirigée par Annenkov,se retrouvent pour mettre à bien leur projet : assassiner le grand-ducSerge et mettre ainsi un terme à son règne despotique, au nom du partisocialiste révolutionnaire. Stepan arrive le premier ; il revient d’unexil de trois ans en Suisse suite à des agissements révolutionnairesrépréhensibles, et il retrouve Dora et Annenkov bientôt rejoints par Voinov etYanek. Le groupe au complet parle alors de l’attentat. Il est prévu que legrand-duc se rende au théâtre en calèche le lendemain, et l’équipe compteprofiter de cet événement pour le supprimer. Yanek doit lancer une premièrebombe et Voinov une seconde. La mission de Yanek est envié par Stepan qui doutedes capacités de son camarade à l’accomplir. Cependant le futur poseur de bombese montre enthousiaste et fier du rôle qu’on lui a attribué, et s’estime à mêmede réaliser sa tâche avec brio.

Le jour de l’attentatarrive ; toute l’équipe est en place. Dora, qui a fabriqué les bombes, regardela scène depuis un appartement en compagnie d’Annenkov, tandis que Stepan estchargé de donner le signal à Voinov et Yanek, qui patientent munis de leursbombes. Le signal est donné, la calèche traverse la rue, mais rien ne se passe.Yanek avoue n’avoir pas pu lancer la bombe, ayant aperçu aux côtés du grand-ducson neveu et sa nièce. La mort d’enfants innocents n’étant pas dans les plansde l’Organisation, la mission est reportée au surlendemain, ce qui consterneStepan qui parvient à voir derrière la mort de ces deux enfants la survie demillions d’autres appartenant au peuple oppressé.

Deux jours après, lemême plan est mis en route. À une heure de l’attentat Voinov avoue qu’il n’aurapas le courage de jeter sa bombe, et qu’il préfère être actif pour larévolution en tant que simple militant, conscient qu’il n’a pas la carrure pourde plus grandes responsabilités. Annenkov tente de le faire changer d’avis maisVoinov quitte néanmoins le groupe. De son côté Yanek partage une discussion surl’amour avec Dora, les deux personnages étant amants. Le jeune homme révèle qu’ilcroit plus aux sentiments tendres qu’en la haine, et qu’il accomplira samission au nom d’un désir de justice supérieur. Sept heures sonnent et lacalèche passe, et depuis l’appartement Stepan et Dora entendent un bruit debombe qui leur apprend que Yanek a accompli sa mission. Le grand-duc est enfinéliminé, au grand bonheur de Dora qui en pleure de joie.

Le quatrième acte s’ouvresur la cellule de Yanek alors incarcéré. Il discute avec un autre détenu, Foka,qui lui apprend qu’après un accord avec la direction, sa peine de prison estraccourcie d’un an pour chaque condamné qu’il pend, et Yanek comprend que Fokasera sûrement son bourreau. Arrive ensuite Skouratov, le directeur dudépartement de police, qui vient proposer à Yanek un marché : il aura lavie sauve s’il livre les noms des membres de son organisation, ce que lecondamné refuse farouchement de faire. Le directeur lui laisse la nuit pourrevoir sa position ; il le menace en outre de la publication d’un articledans lequel il évoquerait des repentirs fictifs du détenu, ce qui discréditeraitle groupe et ferait croire en la trahison de Yanek.

À peine le directeurreparti, Yanek reçoit la visite de la grande-duchesse Élisabeth, désormaisveuve, qui tente de lui faire accepter son statut de meurtrier et de luiarracher un désir de repentir. Yanek estime qu’il n’a pas tué un homme mais latyrannie même, et il accepte la mort au nom de cet acte de justice, refusant dedemander pardon aux hommes ou à Dieu.

Arrive le jour del’exécution. Les camarades de Yanek, après avoir hésité sur l’état d’esprit dudétenu, apprennent que celui-ci ne les a pas trahis, qu’il n’a pas demandé sagrâce et qu’il a été pendu pendant la nuit. Lors de son exécution il s’estmontré impassible, sans regrets pour ses agissements, et il a refusé d’embrasserle crucifix. Le groupe, bien qu’intensément fier de cet homme et de sonattitude, est attristé par cette nouvelle, surtout Dora qui demande à porter laprochaine bombe pour retrouver Yanek dans une mort glorieuse au nom de larévolution.

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