Méditations Métaphysiques

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Méditation Seconde : De la nature de l’esprit humain ; et qu’il est plus aisé à connaître que le corps

Cette seconde réflexion s’ouvre sur unrésumé de la méditation précédente, comme pour pratiquement chaque penséecartésienne. Descartes cherche à savoir ce qu’il est. En effet, sonraisonnement est le suivant : s’il doute en tant qu’homme alors il peut serendre compte que quelque chose doute, et cette chose n’est autre que lui-même.Il arrive donc à la conclusion qu’il est une chose pensante. C’est le fameux cogito :« Je pense donc je suis ».

Il devient donc important de définir lapensée. Descartes dit d’elle la chose suivante : « Par le mot penser,j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons immédiatementpar nous-mêmes ; c’est pourquoi non seulement entendre, vouloir, imaginermais aussi sentir, est la même chose ici que penser. » Donc on comprendbien que penser ne se limite pas à l’acte de penser mais c’est l’ensemble desactes de la conscience.

La question suivante est donc de savoirce qu’il est en tant que chose pensante. En suivant toujours le mêmeraisonnement, Descartes parvient à deux conclusions. Tout d’abord, il estquelque chose sans laquelle il ne pourrait être, et il est également unesubstance de penser. Il dit : « Je suis une substance dont toutel’essence ou la nature n’est que penser ». Et la substance selon Descartesest « une chose qui existe de telle façon qu’elle n’a besoin qued’elle-même pour exister ». Il est donc une conscience distincte de soncorps. On arrive ainsi à la seconde conclusion. La conscience est extérieure aucorps car « il est impossible de douter qu’elle est ni de ce qu’elleest ». Il s’agit là de l’expression du dualisme cartésien selon lequel l’âmeest absolument distincte du corps. De plus, dire que la conscience est plusaisée à connaître que le corps car elle est immédiate illustre le spiritualismedu philosophe.

Descartes se lance ensuite dans safameuse analyse du morceau de cire. Ici, il cherche à remettre en cause notreperception puisque selon lui, nos sens peuvent nous tromper. Il utilise donc unmorceau de cire qu’il décrit par ce qu’il perçoit de son apparence. Ensuite, ille fait brûler et le voit fondre et devenir muable. Ainsi, les déterminationsdont il avait affublé le morceau de cire sont changeantes. Alors qu’est-ce quinous permet de dire que ce morceau de cire qui a changé est toujours lemême ? Il s’agit en réalité non pas de notre imagination comme il avait pule croire au départ, mais de notre entendement, lequel nous fait juger lemorceau de cire comme tel à partir de ce qu’on voit de lui.

Ces deux médiations sont les plusimportantes de cette œuvre car elles sont au fondement de toute la métaphysiquede Descartes basée sur trois principes fondamentaux qui sont : trouver uneméthode, toujours revenir aux premiers principes, et ne négliger aucune science.

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