Nouvelles de Saint-Pétersbourg

par

Le Portrait

Cette nouvelle nous présente un personnage dont le rapport à l’art donne une dimension particulière à l’histoire. En effet, elle met en scène le peintre Tchartkov, qui fait preuve d’un esprit artiste entièrement puisé dans les principes du romantisme. Dédiant sa vie à l’art à part entière, il découvre, un jour, le portrait d’un vieil homme chez un brocanteur pour lequel il tombe en fascination. Etant à cours d’argent, totalement démuni, il abandonne ses tous derniers roubles au brocanteur et repart avec le portrait. Lorsqu’il se prend à l’étudier de plus près afin de savoir d’où provient cette force magnétique qui l’a attirée, le peintre comprend que ce sont les yeux du vieillard qui le fascinent et le repoussent tout à la fois. C’est alors qu’il découvre qu’une importante somme d’argent est dissimulée dans le cadre, sonnant ainsi le glas de sa carrière d’artiste : devenu populaire, il bafoue ses idéaux de peintre idéaliste et, corrompu, devient un artiste à amuser le public. Lorsqu’il se rend compte petit à petit de sa déchéance, il sombre dans la folie.

Tchartkov symbolise ainsi la décadence de l’art influencé par l’argent et l’appât du gain dont fait preuve une société qui ne reconnaît plus ses véritables porteurs de talent. Elle les détruit et les pousse à bafouer leurs valeurs et ce qui fait leur art.

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