Tous les matins du monde

par

Lubin Baugin

De même que Marin Marais et Sainte Colombe, Baugin est un personnage qui a réellement existé. C’est un peintre de natures mortes, de vanités. Quignard a décidé d’en faire un ami de Sainte Colombe. En effet ce dernier va le voir pour lui passer commande d’un tableau : Le dessert aux gaufrettes, afin d’immortaliser l’apparition de sa femme.

Dans Lubin Baugin, Jacques Thuillier écrit : « La Nature morte aux gaufrettes (1630) du Louvre revient d’un bout à l’autre comme le motif essentiel qui lie l’amour à la mort, la réalité à l’au-delà. Après cela, il importe peu que Baugin, trois fois marié, soit présenté comme un artiste fasciné par l’or et comme un célibataire vivant seul avec une vieille servante, que l’auteur le situe à l’époque de Louis XIV et le montre peignant la Nature morte à l’échiquier (1630) dans le temps où on répète le Britannicus de Racine, soit plusieurs années après la mort du vrai Baugin. »

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