Tous les matins du monde

par

Un roman historique

Pascal Quignard s’est amplement renseigné lors de l’écriture de ce roman afin de rendre fidèlement la vie au XVIIe siècle.

La résidence de Sainte Colombe est un lieu rustique, calme, en pleine campagne. Elle correspond au tempérament du personnage qui s’est exclu de la société et qui se dévoue à sa musique, pour lui-même et non une audience quelconque. On peut imaginer sans trop de peine l’ambiance qui règne dans la vie d’un tel personnage savourant la musique au milieu de paysages naturels.

« Monsieur, j’ai confié ma vie à des planches de bois grises qui sont dans un mûrier : aux sons des sept cordes d’une viole : à mes deux filles. Mes amis sont les souvenirs. Ma cour, ce sont les saules qui sont là, l’eau qui court, les chevesnes, les goujons et les fleurs du sureau. Vous direz à sa majesté que son palais n’a rien à faire d’un sauvage qui fut présenté au feu roi son père il y a trente-cinq ans de cela. »

Marais, lui, souhaite vivre de sa musique plutôt que la vivre comme le faisait son maître ; il préfère donc fréquenter la cour du roi. Il voit la musique comme un moyen de subsistance, et l’opportunité qui lui est donnée de se faire une place proche du pouvoir est une tentation trop forte pour un jeune homme qui a de pareilles ambitions. Cette conception de la musique est bien particulière à cette époque où les mœurs exigeaient des souverains de montrer un goût pour les objets les plus délicats, tant dans le domaine de la musique que pour les autres arts.

Inscrivez-vous pour continuer à lire Un roman historique >

Dissertation à propos de Tous les matins du monde