Tous les matins du monde

par

Madame de Sainte Colombe

Sa mort ouvre le roman. Au moment de la renaissance de la nature, la mère et l’épouse meurent. Le mari ne découvrira sa femme morte que passé minuit.
 L’attaque du livre contredit ce que suggérait son titre. Le temps des regrets et de l’impossible consolation a commencé avec le matin.

Madame de Sainte Colombe est l’objet d’une passion sans commune mesure. Le deuil qu’entraîne sa mort ne sera jamais vaincu. C’est le deuil de l’épouse qui entraîne l’enfermement dans l’art et permet la composition du « Tombeau des regrets », pièce maîtresse du répertoire de Sainte Colombe. On peut donc affirmer que la mort ou plutôt la souffrance qu’elle entraîne est un des éléments centraux du roman, elle est nécessaire à la création et au génie. Ainsi, la mort s’avère être aussi source de vie et l’art permet de ressusciter la femme aimée.

Elle n’est qu’évoquée, ses apparitions successives tout au long du roman seront les moments du surnaturel. En effet c’est son fantôme, appelé par l’amour transmis par la musique de Sainte Colombe – on peut y voir une adaptation du mythe d’Orphée et d’Eurydice, les amants maudits qui ne peuvent être réunis. Tel Orphée avec sa lyre, Sainte Colombe fait revenir sa femme du monde des morts grâce à sa viole.

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