Vipère au poing

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Présentation

Hervé Bazin, Vipère au poing, analyse

 

 

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Vipère au poing est un roman de l’écrivain français Hervé Bazin (1911-1996) publié en 1948. Ce roman dans lequel l’auteur et le narrateur, à bien des égards, ne font qu’un, est en grande partie autobiographique. Il décrit le passage de l’enfance à l’adolescence de Jean Rezeau, au sein d’une famille pour le moins particulière : une fratrie de trois, un père démissionnaire et une mère maltraitante qui, pour des raisons que le narrateur et le lecteur ignorent, déteste ses trois enfants, et exprime sa haine à travers des brimades qui vont crescendo au fil du roman et frôlent souvent le sadisme. Vipère au poing pourrait être lu comme un roman d’apprentissage, mais il s’agit d’un apprentissage à rebours. En effet, le protagoniste du roman d’apprentissage classique évolue jusqu’à atteindre l’âge d’homme et devient un être accompli, le plus souvent préparé au bonheur. Dans Vipère au poing, on assiste à la métamorphose d’un enfant heureux en un adolescent au seuil de l’âge d’homme, mais qui est devenu un être asocial, prompt à rejeter les autres, qui aime à faire le vide autour de lui, ce qu’il exprime dans l’excipit : « Je suis celui qui marche, une vipère au poing », et ce faisant étouffe dans l’œuf tout sentiment positif qu’il pourrait inspirer.

Le roman commence en 1922 et se déroule, pour sa quasi-totalité, à quelques kilomètres de Caen, en Normandie. Une grande partie du roman est un huis-clos dans la propriété familiale, La Belle Angerie, dont les enfants ne sortent jamais.

Après l’étude des personnages principaux, nous réfléchirons à la représentation de la famille par Hervé Bazin, puis nous nous pencherons sur le traitement de l’enfance maltraitée qui y est fait, et de ses conséquences, avant d’aborder enfin la question de la religion catholique dans le roman. 

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