Vipère au poing

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Folcoche et Brasse-Bouillon: un antagonisme qui rapproche

Lorsque les personnalités de Folcoche et de son fils Brasse-Bouillon s’entrechoquent, un duel se déclenche. Non pas parce qu’ils sont différents, mais parce que les deux sont semblables, mais feignent de le reconnaitre. Ce n’est donc point une bataille d’êtres opposés, mais plutôt un choc de titans : deux personnalités identiques qui veulent régner l’une sur l’autre. Et plus Brasse-Bouillon essaie de défier sa mère, plus il se rapproche d’elle.

Cependant, Il est important de noter qu’à l’origine, le rapprochement de ces deux personnalités est purement antagoniste. Jacques Rézeau défie sa mère car il refuse d’accepter le régime tyrannique qu’elle leur impose. Sa réaction face aux traitements dont il est victime est typique pour un adolescent de son âge : il recherche sa propre identité, se révolte contre l’autorité et veut se faire entendre. Mais alors qu’on progresse dans l’histoire, on se rend compte que cette réaction nubile jadis normale camoufle un problème bien plus important que ce qui parait. En effet, au lieu d’être frustré par le régime pénitentiaire de Folcoche, Brasse-Bouillon s’en régale plutôt. Il se réjouit intérieurement de la voir tomber dans les pièges qu’il lui tend : tentative d’assassinat par la noyade, tentative d’empoisonnement en augmentant sa dose de médicaments, etc. Sa haine pour sa mère le rend aussi mesquin et sournois qu’elle, et petit à petit ce sentiment devient sa seule forme d’expression : « Aimer c’est s’abdiquer, haïr c’est s’affirmer. »

On se rend compte que plus Brasse-Bouillon combat Folcoche, plus il se rapproche d’elle (en caractère) et c’est ce rapprochement qui marque en réalité la...

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