Droit

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  • Publié le : 13 octobre 2010
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Secction1 : l’industrialisation et son impact sur l’économie mondiale

1-les mutations technologiques et ses conséquences

L’économie industrielle de la fin du 19é siècle et de la première moitié du 20é siècle était largement dépendante du « complexe du charbon et du fer » .lesinnovations techniques ,qui ont constitué les fondements de ce que l’on désigne communément sous le vocale de « première révolution industrielle »-la mise au point de la machine à vapeur et de procédés utilisés pour la fabrication de l’acier- datent ,pour l’essentiel ,de la précédente J.Watt a défini le cheval-vapeur (ou horse-power),en 1783 et Bessemer a inventé le convertisseur (qui porte sonnom) en 1856.

A partir de la fin du 19è siècle , l’innovation technologique a permis la mobilisation d’énergies autres que le charbon (électricité, pétrole )et le développement d’activités nouvelles( métaux non ferreux, chimie organique , construction automobile ) caractéristiques du « néotechnique »,c’est –à-dire de la « seconde révolution industrielle ». en fait, comme l’affirme FrançoisCaron, « l’invention n’est qu’un maillon d’une chaîne complexe d’interaction qui abouti à créer des systèmes techniques dont la cohérence n’est qu’apparente » et, dans ces conditions, il ne « paraît pas justifié de distinguer plusieurs révolutions industrielles », le néotechnique n’étant que le prolongement du paléotechnique.

C’est ainsi, par exemple, que la plus grosse part de l’électricitéétait produite à partir di charbon, (qui représentait encore les trois quarts de la consommation mondiale d’énergie à la veille de la seconde Guerre mondiale…).

L’innovation technique n’est pas le seul support du développement industriel. Celui-ci repose aussi, à partir du début du 20è siècle, sur le recours à des méthodes nouvelles d’organisation du travail dans les usines. Expérimentéesd’abord aux Etats-Unis, elles se sont diffusées dans les pays industrialisés d’Europe occidentale durant la période de l’entre-deux-guerres.

L’Américain Taylor, créateur de l’organisation scientifique du travail (OST), recherche une utilisation optimale de la machine et de la main-d’œuvre par la spécialisation des tâches et l’élimination de tout geste inutile, donc improductif de la part del’ouvrier. Le Taylorisme, qui repose sur la mécanisation des usines et le développement du travail à la chaîne permet une production de masse, standardisée et à des prix de revient abaissés du fait de l’augmentation de la productivité. Cela au prix d’une déqualification des ouvriers ( auxquels Taylor disait : « vous n’êtes pas ici pour penser »), dont le travail est réduit à l’exécution répétitive detâche parcellaires, situation que Charles Chaplin a brocardé en 1935 dans son film les temps modernes. Ces nouvelles méthodes de travail ont été introduite dès 1913 dans les usines automobiles d’Henry Ford, permettant une amélioration spectaculaire de la productivité : 95 min suffisaient en 1929 (contre 14h avant la guerre) pour assembler le modèle T. le « fordisme » intègre donc le taylorisme maissans se confondre cependant avec lui dans la mesure où, pour Henry Ford le travail à la chaîne devait nécessairement s’accompagner d’une augmentation des salaires des ouvriers.

Afin que la consommation de masse puisse absorber la production de masse, dans les pays industriels , la modernisation des techniques de production caractérise la « première révolution agricole » inaugurée dès le 18èsiècle en Angleterre et qui a concerné ensuite les autres pays développés de l’Europe du Nord-ouest , elle consistait en l’abolition des pratiques communautaires et le remplacement des jachères par des cultures de plante industrielles (betterave à sucre, pomme de terre) et fourragères (luzerne) ; celle-ci contribuant à l’enrichissement des sols et au développement de l’élevage intensif des...
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