L'assommoir

par

Résumé

AuXIXe siècle, en France, une fille de vingt-deux ans nommée Gervaisefuit le village de Plassans avec son amant, Auguste Lantier. Gervaise est lafille d’Antoine Macquart, riche investisseur qui joue un rôle important dans LaCurée, deuxième roman de la série des Rougon-Macquart. Les deux amantss’installent à Paris dans un hôtel misérable, situé dans le quartier populairede la Goutte-d’Or, avec leurs très jeunes enfants : Étienne – personnageprincipal de Germinal – et Claude – le futur peintre de L’Œuvre.

Dèsle premier chapitre, Lantier abandonne la jeune femme en filant avec tout cequi reste de leurs maigres économies, pour aller rejoindre Adèle parconcupiscence. Lorsque Gervaise va au lavoir elle est narguée par Virginie, lasœur d’Adèle. Il s’ensuit une terrible empoignade dont Gervaise ressortvainqueur, donnant une fessée à Virginie pour la remettre à sa place. Celle-ci luien gardera rancune.

Gervaiseest blanchisseuse chez Mme Fauconnier ; cependant elle rêve de posséder etde diriger sa propre blanchisserie. Bientôt Gervaise rencontre Coupeau, unouvrier zingueur – il pose des gouttières et des chenaux sur les toits. Ill’invite à prendre un verre au café du père Colombe, « l’Assommoir ».Ils finissent par tomber amoureux assez vite et se mettre en ménage. Même si lesjeunes enfants ont du mal au départ à accepter ce nouveau père, ils finissentpar aimer Coupeau et à l’intégrer dans leur petite routine. Lorsque Coupeauprésente Gervaise à sa famille, son amante est mal reçue par sa sœur, MmeLorilleux, qui la méprise ouvertement avec des silences et en colportant desracontars dans son dos. Elle lui donne rapidement le surnom « laBanban », en raison de la démarche boiteuse de Gervaise.

Sedécidant au mariage, Gervaise et Coupeau célèbrent une noce de quinze convives,avec un repas arrosé de vin et une messe. Les invités se promènent ensuite dansles salles du Louvre en commentant les œuvres d’art sans y accorder le moindreintérêt artistique, se complaisant à remarquer seulement des détails pratiqueset matériels sur des tableaux ou au sujet du bâtiment.

Coupeauet Gervaise s’installent rue Neuve, toujours dans le quartier de la Goutte-d’Or,pour y mener une vie de petit-bourgeois tranquilles. Gervaise a depuis longtempsun petit local en vue, et son voisin Goujet, un forgeron secrètement amoureuxd’elle, lui prête de l’argent pour qu’elle l’achète et y installe sa propreblanchisserie. Elle engage trois ouvrières et met en place un petit commercequi lui donne rapidement la possibilité de vivre sans souci financier nitravail acharné, bien loin des tâches ingrates qu’elle devait effectuerlorsqu’elle était ouvrière au début du roman. Gervaise et Coupeau ont unefille, Anna, qu’ils se mettent à appeler Nana – laquelle sera l’héroïneéponyme du neuvième roman de la série des Rougon-Macquart.

Cependantcette belle vie va commencer à sombrer lentement à partir du moment où Coupeautombe d’un toit et se casse la jambe. Son handicap l’empêche de reprendre sonmétier. Il va de plus en plus souvent à l’Assommoir, et réclame régulièrementde l’argent à Gervaise qui le lui donne de bon cœur, pleine de compassion pourle blessé. Mais peu à peu Coupeau fait preuve d’un manque flagrant dereconnaissance et ses demandes d’argent deviennent excessives, et bien queGervaise réussisse à le convaincre de se remettre au travail il continue àboire.

Lantierrefait son apparition lors d’un grand repas donné par Gervaise, au cours duquelelle sert une oie aux Lorilleux, nourriture de luxe témoignant de sasupériorité sociale. Par là elle se venge des ragots et du mépris qu’elle a dûendurer de leur part.

Unecomplicité s’établit entre le mari de Gervaise et son ancien amant, et Coupeaupermet même à Lantier de s’installer chez eux, aux dépens de Gervaise. Nonseulement Lantier se permet de lui faire la cour, mais encore il pousse Coupeauà boire davantage pour profiter lui-même de l’argent de son ancienne femme, etle dépenser également en beuveries à l’Assommoir.

Lemoral de Gervaise chute et elle se laisse aller ; elle se ruine peu à peuet grossit. Elle devient paresseuse à la boutique, nonchalante, et la qualitédu travail, l’entretien de la boutique comme le moral des trois ouvrières s’enressentent.

Gervaisefinit par être irritée par le comportement de Coupeau, et va même jusqu’à l’Assommoirpour tenter de le forcer à arrêter de boire, mais bien loin de se démonter, leshommes rigolent et lui servent à boire, faisant naître son alcoolisme. Peu àpeu ses clientes habituelles de la blanchisserie l’abandonnent. Quand Goujetdécouvre que Gervaise s’est mise à boire, elle perd son estime, et le forgeronpréfère taire son amour et ne plus se préoccuper d’elle pour l’oublier. Ellecède alors sa blanchisserie à Virginie, son ennemie du début du roman. Coupeau,pris de crises de délire dus à sa vie de débauche, est transféré à l’hôpitalSainte-Anne pour y subir une cure. Quant à Lantier, sentant la fin de ce ménageapprocher, il va s’installer chez un couple non loin de là, « en bonparasite ».

Nanaquitte le quartier, entre en apprentissage et se prostitue. Gervaise est àprésent dans une misère noire, elle doit faire les poubelles pour trouver dequoi se sustenter. Un jour elle assiste à une crise de delirium tremensde Coupeau à l’hôpital.

Ellene peut plus payer le loyer de son appartement et s’installe dans un espacesous l’escalier de l’immeuble. Signe final de sa déchéance, elle tente de seprostituer dans la rue. Elle meurt finalement de faim quelques jours plus tarddans son taudis. Les voisins ne s’en rendent compte que lorsque le cadavre semet à sentir, et le roman s’achève sur la phrase du croque-mort : « Va,t’es heureuse. Fais dodo ma belle ! ».

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >