La Modification

par

Troisième partie

La décision qui motivait le voyage flanche alors progressivement, à mesure que le train s’enfonce dans les tunnels et dans la nuit : « Mais cette fois c’est pour elle seule que vous êtes venu, cette fois vous l’aviez enfin prise, cette décision qui s’est peu à peu fanée, calcinée au cours du trajet, que vous ne parveniez plus à reconnaître, qui continue à se transformer sans que vous parveniez à freiner cette hideuse déliquescence ». La réalité atroce s’impose à lui, à travers les cauchemars qui peuplent son voyage de créatures mythologiques : il n’aime Cécile que parce qu’elle vit à Rome, et son aura s’est ternie lorsqu’elle était à Paris. L’amour que lui porte cet homme est si fort attaché à la ville et aux rues de Rome, que sa présence dans son quotidien parisien a blessé la pureté de leur lien.

         Il hésite alors sur ce qu’il va faire : il est venu à Rome pour elle, et ce simple fait paraît susceptible de le décider, d’offrir à Cécile ce poste qu’il a pour elle… Il prévoit finalement de passer ces trois jours, d’abord destinés à son amour, d’abord vus comme des échappées belles dans une jeunesse perdue, seul à errer dans Rome. Le train arrive enfin à sa destination et le roman se conclut sur les réflexions désabusées de cet homme qui fait porter la responsabilité de ses pensées et de ses décisions aux choses et aux personnes que ses yeux ont rencontrées durant le trajet, et qui ont dirigé sa pensée vers cette fatale issue. Il sort du train sur ces réflexions.

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