La petite fille qui aimait trop les allumettes

par

Éducation et maltraitance

La réflexion permise sur l’éducation est l’un des aspects conférant au livre sa richesse. Alice, quoique n’ayant pas été scolarisée, réussit à s’émerveiller, à enchanter sa vie à travers sa culture littéraire et la variété de ses lectures. Le récit qu’elle nous livre est haut en couleur et jalonné d’allusions à des écrits aussi divers que les Mémoires de Saint-Simon, l’Éthique de Spinoza, Les Fleurs du mal, les livres saints et bien d’autres œuvres. Les œuvres de la littérature et de la philosophie sont donc présentées comme des fenêtres sur le monde de l’esprit, parfois disponibles même dans les pires conditions, même quand tout autour de soi pousse à s’avilir.

L’éducation est aussi analysée dans son aspect de « dressage » de la personne. En effet le père ne cherche pas à éveiller l’esprit de ses enfants mais à tuer en eux toute indépendance. Il leur impose des valeurs et limite leur horizon à sa propre vision de la vie. C’est une éducation étouffante qui vise à briser la volonté. Alice ne doit son « éveil » qu’à ses lectures ; autrement, il semble qu’elle aurait fini aussi abrutie que son frère.

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