La petite fille qui aimait trop les allumettes

par

Résumé

L'action se déroule dans la première moitié du XXe siècle, en Amérique du nord. Le lecteur lit le journal de la narratrice, chronique tenue par son frère et elle. C’est son rôle de « secrétarien », comme elle l'écrit. Cette tâche échoit soit à son frère, soit à elle-même, ainsi en a décidé leur père. Celui-ci est un personnage omnipotent, c'est lui qui règne en maître absolu sur le domaine familial, fait de vastes terres et de bâtiments ruinés, abandonnés, rongés par l’humidité et la moisissure, littéralement mangés de vermine. Le frère et la soeur ne connaissent que cet univers car ils ne l'ont jamais quitté. Loin, au-delà de la pinède, il y a d'autres choses, d'autres êtres – leurs « semblables » comme ils les appellent – que leur père a vus, quand il était bel homme et prêtre, au Japon. Ils ne connaissent que quatre semblables, dont le « quêteux », un mendiant qui vient chez eux quelquefois. La narratrice et son frère sont là de toute éternité, depuis que leur père les a pétris.

La narratrice tient sa chronique en un style étrange, car sa seule éducation vient des centaines de livres – qu'elle appelle indistinctement des dictionnaires – que recèle la bibliothèque. Elle aime à lire les récits de chevalerie et l'œuvre du philosophe Spinoza, et son récit, qui tient à la fois de la chronique épique et du traité scientifique et philosophique, est émaillé de mots inventés ou très crus. Page après page, le lecteur devine, puis discerne et enfin découvre le mode de vie insensé de ces deux adolescents qui ne vont jamais à l'école, soumis aux dictats d'un père déséquilibré qui fait pleuvoir sur eux des horions – c'est-à-dire des coups –, et...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Résumé >

Dissertation à propos de La petite fille qui aimait trop les allumettes