La petite fille qui aimait trop les allumettes

par

Une violence qui confine à la folie pour dire des maux plus communs ?

Les deux adolescents sont souvent victimes de la violence de leur père : le fils est souvent battu par son père et laissé pour mort ; la jumelle d’Alice a été brûlée vive par lui ; Alice elle-même est battue par son père et régulièrement violée par son frère qui la perpétue. Les deux adolescents sont en outre obligés par leur père à participer à des séances de sadomasochisme.

Le monde décrit par ce récit est un monde de violence qui confine à la folie. Les violences décrites sont si cruelles et démesurées qu’elles font du récit une véritable tragédie par moment et emprisonnent leur propre auteur dans un repentir constant. Ce père en souffrance ne voulant pas porter seul son fardeau y associe ses enfants comme lors de ses séances de sadomasochisme. Il se sert donc d’eux comme d’un exutoire pour sa colère et ses désirs tyranniques. À nouveau, si la violence ici paraît relever d’un cas exceptionnel, elle peut symboliser celle à l’œuvre dans la plupart des familles et reposant sur des non-dits, l’utilisation de l’autre pour des desseins particuliers, la négation de la singularité d’autrui pour rassurer sa propre personne et propager une souffrance que l’on voudrait commune, « normale », pour ne plus la sentir comme telle.

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