La terre

par

Hyacinthe Fouan (Jésus-Christ)

C’est le fils aîné du père Fouan. Contrairement à son frère cadet Buteau, Hyacinthe est paresseux, ce qui est d’ailleurs contradictoire avec son état d’ancien soldat. Il est âgé de quarante ans, et le texte le décrit comme un homme aux « cheveux bouclés »,« la barbe en pointe », et avec une « face de Christ ravagé ». C’est sans doute la raison pour laquelle lui a été attribué le sobriquet de « Jésus-Christ ». Cependant, bien qu’il soit appelé d’un nom aussi digne, son caractère n’est pas comparable à celui du messie. En effet, le texte fait référence à lui comme à un « violeur de filles » ; et bien que par ce trait non conventionnel Zola mette l’emphase sur la bestialité de l’homme, il pourrait également chercher à démontrer l’idée selon laquelle le nom ne fait pas la personne.

Mais le caractère de Hyacinthe s’éloigne encore plus de l’idéal du Christ. C’est un ivrogne de premier rang ; chaque matin, Hyacinthe était « gris déjà, le pantalon boueux, la blouse ignoble de taches, une casquette en loque renversé sur la nuque ». Là encore, Zola fait ressortir la tare héréditaire par excellence des Rougon-Macquart : l’alcoolisme.

Cependant, bien que Hyacinthe soit un véritable alcoolique, il n’est pas aussi violent et inconsidéré que d’autres personnages. Certes, il a sans doute sombré dans le laisser-aller de sa vie de débauche, mais il reste quand même ferme dans l’éducation de son enfant qu’il n’hésite d’ailleurs pas à réprimander à coups de fouet. Il n’est ni un avare comme son frère Buteau, ni un rapace comme sa sœur Fanny. Et lorsqu’il reçoit sa part d’héritage, il se hâte de le dilapider en alcools en compagnie de son fidèle compère, Becu. Ainsi donc, Hyacinthe peut être considéré comme un homme de bon cœur contrairement à ses frère et sœur.

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