Le tour du monde en 80 jours

par

Passepartout

Valet de Fogg, ce Français très amusant se rencontre dès le premier chapitre. Il est décrit comme un homme en quête d’une vie paisible et tranquille après un passé excitant et plein d’aventures : « Je crois être un honnête garçon, monsieur, mais, pour être franc, j’ai fait plusieurs métiers. J’ai été chanteur ambulant, écuyer dans un cirque, faisant de la voltige comme Léotard, et dansant sur la corde comme Blondin ; puis je suis devenu professeur de gymnastique, afin de rendre mes talents plus utiles, et, en dernier lieu, j’étais sergent de pompiers, à Paris. J’ai même dans mon dossier des incendies remarquables. »Ses nouveaux desseins expliquent sa décision de servir l’impeccable Fogg, qui lui semble méticuleux et peu prédisposé aux voyages ; il déchante très rapidement en se voyant ordonner par l’Anglais de l’accompagner.

Loyal, mais distrait et très naïf, il est responsable de nombreux retards lors de leur voyage. À Hong Kong, il oublie d’informer Fogg du changement de programme du Carnatic, embarcation qu’ils sont censés emprunter pour Shanghai. Ils ratent le bateau et le riche gentilhomme doit, à ses propres frais, en louer un autre. Plus tard, pendant la traversée de l’Amérique, Passepartout est fait captif par les Sioux. Son maître doit lui venir en aide et le voyage enregistre un nouveau retard. Si Fix parvient à arrêter Fogg à Liverpool, c’est en grande partie à cause de Passepartout, qui a préféré ne pas révéler à son maître les soupçons et l’intention du détective.

Toutefois, Passepartout compense largement ses fautes, qu’il regrette toutes d’ailleurs. En effet, outre sa jovialité permanente, sa loyauté et son amour indéfectible envers Fogg, il est celui qui accomplit l’acte le plus crucial lors du sauvetage d’Aouda, dans la mesure où c’est lui qui parvient à déjouer son incinération en faisant croire à la résurrection de son défunt mari. C’est également grâce à lui que Fogg se présente au Reform-Club le quatre-vingtième jour depuis son départ, ce qui lui permet de remporter de justesse son pari. En effet, bien que rentrés à Londres avec une journée d’avance, les compagnons, se méprenant sur la date, se croient en retard d’une journée et pensent que le pari est perdu. Passepartout, parti à l’église le lendemain pour planifier le mariage d’Aouda et de Fogg, se rend compte de leur erreur et repart précipitamment avertir son maître. Ils arrivent au Reform-Club quelques minutes avant l’expiration du délai et Fogg peut toucher sa récompense.

Enfin, par ses bouffonneries, Passepartout apporte une touche très humoristique au roman et malgré sa gaieté et ses bévues tranchant avec le sérieux et la méticulosité de Fogg, ils forment tous les deux un tandem parfait.

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