Le tour du monde en 80 jours

par

Un récit d’aventures

Phileas Fogg accepte le défi d’accomplir en quatre-vingts jours le tour du monde et dans cette optique traverse au galop la planète. Son itinéraire est jalonné d’expériences palpitantes et de rencontres excitantes : de l’empêchement d’une immolation humaine en Inde à sa propre mise aux arrêts à Liverpool pour cambriolage de banque, en passant, entre autres, par un affrontement musclé avec les Sioux en Amérique ; de la rencontre d’une belle princesse indienne à celle d’un détective sournois.

 D’une volonté inflexible et d’une bravoure peu commune, Fox ne recule devant aucune épreuve et dépense sans compter pour remporter son pari, louant à ses frais, si nécessaire, trains et bateaux ou se déplaçant en plein air dans le froid le plus rude. En effet, son pragmatisme anglais lui confère une approche réaliste des choses, et il a pleinement conscience des dangers dans lesquels il s’aventure. Par exemple, lorsqu’il entreprend de sauver la princesse Aouda, le narrateur nous explique sa décision en ces termes : « Le dessein était hardi, hérissé de difficultés, impraticable peut-être. Mr. Fogg allait risquer sa vie, ou tout au moins sa liberté, et par conséquent la réussite de ses projets, mais il n’hésita pas. »

 En effet, l’homme calcule tout et cette minutie dans l’action lui permet de toujours contrôler la situation. S’il décide le sauvetage de la princesse, c’est parce qu’il sait parfaitement qu’il a à sa disposition le temps nécessaire : « Si nous sauvions cette femme ? dit-il. — Sauver cette femme, monsieur Fogg !… s’écria le brigadier général. — J’ai encore douze heures d’avance. Je puis les consacrer à cela. — Tiens ! Mais vous êtes un homme de cœur ! dit sir Francis Cromarty. — Quelquefois, répondit simplement Phileas Fogg. Quand j’ai le temps. »

L’auteur livre donc un récit d’aventures palpitant, mais qui tire justement son dynamisme étonnant de l’attachement réaliste de son personnage principal aux évènements. Sans rien avoir d’un héros fantastique, il sait ainsi approprier le temps qui lui est imparti afin d’en tirer le meilleur profit, et en cela montre une facette réalisable et envisageable de l’aventure, sans l’élever au rang d’expédition fantastique totalement impossible. Ainsi, ce fameux tour du monde prend des allures de projet possible à échelle humaine et individuelle, ce qui favorise l’identification du lecteur.

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