Le tour du monde en 80 jours

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Un pari national autour d’un défi

Le défi entre Fogg et ses camarades du Reform-Club ne tarde pas à captiver le public anglais. Sa nouvelle et celle du pari ne circulent en effet entre les membres de l’établissement de loisirs que depuis peu lorsque les journaux s’en saisissent pour les porter à la connaissance de toute la nation. On se met alors, dans tout le pays, comme jamais auparavant pour aucun sujet, à commenter cette question de tour du monde en quatre-vingts jours, à l’analyser, à la tourner dans tous les sens. Et, si une partie de l’opinion partage l’optimisme de Fogg, la plus grande part reste sceptique. Mais avant toute chose, ce pari a à voir avec la fierté personnelle et l’affirmation de ses valeurs. En effet, Fogg ne peut refuser la proposition, et la justifie par son caractère : « Un bon Anglais ne plaisante jamais, quand il s’agit d’une chose aussi sérieuse qu’un pari, répondit Phileas Fogg. Je parie vingt mille livres contre qui voudra que je ferai le tour de la terre en quatre-vingts jours ou moins, soit dix-neuf cent vingt heures ou cent quinze mille deux cents minutes. Acceptez-vous ? ».

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